‹ Poésie (volume 2)Chapitre 26 sur 99 · VIEUX P.KOUILLON DE LETTRE. 1-2U · texte numérisé non relu

VIEUX P.KOUILLON DE LETTRE. 1-2U

Adieu ! Pour nous punir de notre fantaisie, L'Amour veille, il nous guette, et le malheur le suit ; Pareil à ce bourreau qu'une reine d'Asie Postait pour égorger ses amants d'une nuit.

Huit jours tu m'appartins, — ô joie, ivresse, gloire ! — Avec des soirs d'été pour sublime décor; Et, parmi les amours étoilant ma mémoire, Nos amours sont ainsi que des planètes d'or.

Maispuis-je, pauvre et fier, te garder, toi, trop belle V C'est impossible, hélas ! Épargnons-nous des pleurs. Si nous tardions encor, — la vie est si cruelle ! — Nos soupirs d'aujourd'hui deviendraient des douleurs,

Ayons pitié de nous ! Fuyons-nous, mon amie ! Mais souffre qu'en un rêve où sont mouillés mes yeux Je te revoie encor dans mes bras endormie, Et pose entre tes seins le baiser des adieux !

i'OESlK. — III.

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