UNE TOMBE AU PRINTEMPS
A H. GIACOMELLI
La vieille croix s'effrite au fond du cimetière, Mais avril embellit le signe des douleurs; La fauvette y fait halte, et de ses douces fleurs Un sauvage églantier la couvre tout entière.
La voix du rossignol vaut bien une prière,
Et moins que la rosée un regret a de pleurs.
Dans ces parfums, dans ces chansons, dans ces couleur-.
On sent revivre ici l'immortelle matière.
SUR UNE TOMBE AU l'IWNTEMPS. m
0 vieux mort oublié, de qui l'orgueil humain À sans doute rêvé l'éternel lendemain Au sein du paradis, dans les apothéoses !
Aujourd'hui, n'as-tu pas un destin aussi beau, Si ton esprit épars autour de ce tombeau Chante avec les oiseaux et fleurit dans les roses?