‹ Poésie (volume 2)Chapitre 27 sur 99 · UNE TOMBE AU PRINTEMPS · texte numérisé non relu

UNE TOMBE AU PRINTEMPS

A H. GIACOMELLI

La vieille croix s'effrite au fond du cimetière, Mais avril embellit le signe des douleurs; La fauvette y fait halte, et de ses douces fleurs Un sauvage églantier la couvre tout entière.

La voix du rossignol vaut bien une prière,

Et moins que la rosée un regret a de pleurs.

Dans ces parfums, dans ces chansons, dans ces couleur-.

On sent revivre ici l'immortelle matière.

SUR UNE TOMBE AU l'IWNTEMPS. m

0 vieux mort oublié, de qui l'orgueil humain À sans doute rêvé l'éternel lendemain Au sein du paradis, dans les apothéoses !

Aujourd'hui, n'as-tu pas un destin aussi beau, Si ton esprit épars autour de ce tombeau Chante avec les oiseaux et fleurit dans les roses?

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