primus qui qui primus ms. de Lodi
Dum sum Vitalis et vivo, ego feci sepulchrum Adque meos versus, dum transseo, perlego etipse. Diploma circavi totam regione pedestrem Et canibus prendi lepores et denique vulpes. Postea potiones calicis perduxi libenter. 5.
Multajuventutis feci, quia sum moriturus. Quisque sapis juvenis, vivotibi pone sepulchrum.
C. I. L. VIII, 1027, add. p. 929 ; Wilm. 589 ; Bùch, 484; Lindsay 69; Nissen Herm. I, p. 342.
Epitaphe de Vitalis.
Trouvée à Carthage ; gravée sur marbre.
Au-dessus : — dans le milieu de la plaque : d(is) M(anibus) s(acrum) ; — à droite : Vitalis Aug(usti) n(ostri) tabellarius, vivet (1) et conviuat ; — à gauche : et Antigona vivet et convivatur.
La forme des lettres indique la fin du 11e siècle, ou le commencement du me après J.-C.
Hexamètres dactyliques de versification populaire. Fautes de quantité : Vers 1 feci (2) ; 2 dipïoma, voy. en outre Comment., à ce mot ; 5 perdu.xï (3).
Les tabellarii étaient des courriers, des messagers se chargeant du transport des lettres (4) ; ce n'étaient ni des fonctionnaires, ni des membres d'une corporation ; il n'y avait là qu'un métier individuel. Un bas-relief, -reproduit dans le 'Dictionnaire des Antiquités romaines de Rich et Chéruel, montre, avec la mention tabellarius au-dessous, un de ces messagers sur un cheval au galop, le bras gauche étendu en avant.
Vitalis tient à nous faire savoir que, au cours de ses voyages, il se livrait à la chasse et qu'il tuait,
(i) Wilmanns écrit vivit.
(2) L'allongement de la finale de Vitalis peut être mis sur le compte de la césure et du temps fort... bien que, probablement, l'auteur n'y ait pas pensé.
(3) Pour le mol paliones, voy. Comment.
'4) Voy. CicÉnoN, Philipp. II, 77 : a Marco tabellarius ; — Ad fam. XII, 12, 1, à la fin ; tabellarios mcos deprehenderil lillerasque inlerceperit ; XV, 17, 1 : si praeposteros habes tabellarios.
par exemple, des lièvres et « enfin » des renards. Etait-ce plaisir ou métier? S'il en tirait profit, cela reporte la pensée vers ce qui se passait il y a une cinquantaine d'années, quand les diligences et courriers étaient retardés, à l'époque de l'ouverture de la chasse, par les achats de gibier que faisaient en route, les conducteurs de ces voitures. Mais Vitalis n'achetait pas : il tuait lui-même les bêtes qu'il rapportait ; du moins, il ie dit.
1. — Vitalis jeu de mots sur son nom : Tant que je suis Vitalis (ou vitalis « en état de vivre ») et que. je vis ; vitalis au sens objectif, comme chez Hor. Sat. 2, 1, 60-61 : 0 puer, ut sis vitalis metuo.