‹ Poésie latineChapitre 50 sur 82 · mea autorisé par Bùcheler en note ; mihi vulg · texte numérisé non relu

mea autorisé par Bùcheler en note ; mihi vulg

F, 2 et 3. — Pour remplir les lacunes, Bùcheler (voy. son Comment.) hésite entre signa et certa, entre erit (Délia Marmora) et magis.

G, 2. — Numine mutato la Junon de Pomptilla est devenue une Juno inferna, v. 1.

Jam datus est finis vitae, jam paussa malorum Vobis quas habet hoc gnatam matremque sepul-

[crum Litore Phocaico pelagi vi exanimatas Illic unde Tagus et nobile flumen Hiberus Vorsum ortus vorsum occasusfluit alteretalter, 5 Stagna sub Oceani Tagus et Tyrrhenica Hiberus. Sic etenim duxere ollim primordia Parcae Et nevere super vobis vitalia fila, Cum primum Lucina daret lucemqne animamque. Ut vitae diversa dies foret unaque leti. 10

Nobis porro alia est trino de nemine fati Dicta dies leti, quam propagare suopte Visum ollis tacito arbitrio cum lege perenni, Sisti quae cunctos jubet ad vadimonia mortis.

C. I. L. VI, 20674; Smet. 124b ; Grûter 690; Burm. IV, 230 ; Meyer 1336 ; Bùch. 436.

Epitaphe de Cornelia Tyche et de sa fille Julia Secunda.

Trouvée à Rome. Elle occupait le flanc droit d'une grande urne double, en marbre, dont |un morceau, la partie de devant, est aujourd'hui à Paris. Sur cette partie sont sculptés les attributs de l'Amour et de la Fortune (xj^ïj. par allusion au cognomen de la mère) ; au-dessous : d (is) M (anîbus) Juliae Secundae filiae, Corneliae Tyches axoris ; puis deux portraits, celui de la fille, sous lequel on lit : et forma singulari et moribus piissimis doctrinaq(ue) super legitimam sexus sui aetatem praestantissimae quae vixit annis XI, mens (ibus) VIIII, d (iebus) XX ; celui de la mère, sous lequel on a gravé : et incomparabilis erga maritum adfectus sanctitatisque et eximiae erga liberos pietatis, quae vixit annis XXXVIIII, mens(ibus) MI, d(iebus) VII, ex is mecum ann(is) XI. — Après le vers 7, c'est-à-dire juste à moitié de l'inscription en vers, on a figuré un quadrupède, debout, qui semble être un mulet.

Cornelia Tyche avait donc un peu plus de trente neuf ans, et Julia Secunda, près de douze, quand elles ont péri ensemble dans un naufrage. Le mari de Cornelia qui lui conserve cette sépulture, dit qu'il a vécu avec elle onze ans ; Julia Secunda était, par conséquent, la fille d'un premier lit, et, s'il y avait des enfants d'un second mariage, ce sont sans doute ceux dont il est question dans le membre de phrase eximiae ergo liberos pietatis.

L'apex est mis fréquemment (vingt fois dans les vers), presque partout à propos ; comme il tomba en désuétude vers la fin du ine siècle, l'épitaphe est certainement antérieure à cette époque (probablement du 11e siècle).

Hexamètres dactyliques.

I. — paussa (cf. 21,2, pausum et le Gomment.) Pour le redoublement de s, cf. caussa, grapbie ancienne, que l'on trouve encore dans le Monument d'Ancyre (III. 1), et même, à deux reprises, dans un décret de l'an 31 de l'ère chrétienne, voy. Brambach Neug. der lat. Orth., p, 273 suiv. — Le mot pansa ou paussa, jusqu'à l'époque classique, appartient à la langue de la poésie ; Ennius éd. L. Millier, Ann. 370 et 476, Sat. 10; Luciïius éd. L. Mùller I, 13 ; Accius, Ribb. 290.

3. — Litore Phocaico sur la côte Phocéenne ; les deux points extrêmes du voyage devaient être Marseille et Gadès (Cadix).

7. — ollim on ne cite pas d'autre exemple de ce redoublement de / dans olim, et ce peut bien être tout simplement une faute du graveur. — Pour les vers 7 et 8, cf. 17, 4 et le Comment.

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