‹ PoésieChapitre 106 sur 217 · LE CINQUIÈME SPHINX · texte numérisé non relu

LE CINQUIÈME SPHINX

Les quatre conquérants de l'Asie étaient grands; Leurs colères roulaient ainsi que des torrents; Quand ils marchaient, la terre oscillait sur son axe; Thuras tenait le Phase, Ochus avait l’Araxe,

Gour la Perse, et le roi fatal, Phul-Bélézys,

Sur l'Inde monstrueuse et triste était assis;

Quand Cyrus les lia tous quatre à son quadrige, L'Euphrate eut peur; Ninive, en voyant ce prodige, Disait : «Quel est ce char étrange et radieux

Que traîne un formidable attelage de dieux ?» Ainsi parlait le peuple, ainsi parlait l'armée;

Tout s’est évanoui, puisque tout est fumée.

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