‹ PoésieChapitre 138 sur 217 · SYLVESTRE · texte numérisé non relu

SYLVESTRE

D'attendre.

La nuit vient. Et le temps qui s'écoule est pour nous. Cachez dans le ravin des gardes à genoux. FC Faites le guet.

Tous s’en vont. Il ne reste que des polar de piques presque indistinctes dans un pli du ravin.

Il commence à neiger. Crépuscule. Noirceur croissante de la tour et de la montagne. Un enfant paraît dans un coude du rocher. C’est une petite fille, pieds nus, en haillons; une mendiante. Elle vient du côté opposé À celui par où les rois sont sortis. Elle se traîne dans la neige, qui s’épaissit. Elle regarde autour d’elle avec inquiétude, et monte péniblement la pente qui mèneau bord du précipice.

Profond silence. Les pointes des piques restent immobiles.

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