‹ PoésieChapitre 139 sur 217 · SCÈNE IV El UNE MENDIANTE, ENFANT · texte numérisé non relu

SCÈNE IV El UNE MENDIANTE, ENFANT

LA MENDIANTE

J’ai froid. Comme il fait noir! Personne.

Du bruit? Je crois que c'est une cloche qui sonne.

Non, c’est le vent.

Apercevant la tour.

Un mur! On dirait un beffroi.

Frissonnant.

Il me semble que j'ai des bêtes près de moi.

Jésus!

Avançant.

Ah! le chemin finit ici. Pourrai-je

Aller plus loin?

Regardant dans le précipice.

Ceci, c'est un trou.

Grelottant.

Comme il neige!

Pourtant je crois bien voir en face une maison.

Non, c'est noir.

Songeant.

Est-ce vrai qu'on vous met en prison Parce que vous allez dans les champs toute seule ? Mon Dieu, j'ai peur! Et puis les loups ouvrent la gueule

WELF, CASTELLAN D’OSBOR. 431

Et marchent dans les bois avec les revenants.

Où suis-je? Cette route est pleine de tournants.

J'ai perdu mon chemin. Ce n’est plus que des pierres. Si j'essayais un peu de dire mes prières?

Regardant le burg.

Est-ce une maison? Non. C'est du rocher que j'ai Pris pour un mur. Je meurs! Ah! je n'ai pas mangé. J'ai les pieds écorchés par les cailloux. Ma mère!

WELF, paraissant entre les créneaux.

Qui m'appelle?

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