ROLAND PETIT
ÂÀYMERILLOT.
Bivar.
CoMMENT LE CID REÇOIT DON SANCHE.
LE Jour DEs Rois.
De ces pièces, cinq sur neuf ont pris place, au classement définitif, danse livre X; Le Roi Des PYRÉNÉES, sous le titre : MASrERRER, a été introduit avec GAïrrER- JorGe dans LE CyoLE PYRÉNÉEN (livre XXI); CommenT LE Ci REÇOIT DON SANCHE St devenu Le Romancero pu Ci; quant à RoLanND rETIT, il est sans doute resté à état de projet.
Ce manuscrit n’est pas daté, mais le papier, l'écriture sont semblables au manu: scrit de LA CHANSON DES AVENTURIERS DE LA MER daté : 1840; nous plaçons donc MARIAGE DE RoLanb en 1840. Beaucoup de variantes et peu de ratures.
En marge du premier feuillet, cette note :
Littéral. Eicheco Jaïma. (Chant basque d’Altabicus.)
Cette pièce, écrite en même temps que le Mariage de Roland, et semblable comme papier, comme encre, comme écriture, a dû être revue bien plus tard ainsi que latteste l’intercalation débutant ainsi :
Ces bons flamands, dit Charle, il faut qe cela mange!
et finissant à ce vers :
: Le bon cheval du roi frappait du pied la terre.
c'est-à-dire tout le passage concernant Eustache de Nancy; cette dernière écriture est du commencement de l’exil.
Nous trouvons ici de nombreux remaniements, entre autres ce développement, supprimé dans le volume et qu’il faut placer dans FE division : Le Temple d'Éphèse, après
COAVCISE:
Hommes, devenez tous frères en admirant.
Admirer c’est aimer; et, pour qui me comprend, J'ai le rayonnement qui fait fondre les chaînes ; Calme, je porte en moi l'effacement des haines, Et la fin de la guerre, et cet auguste oubli, O peuple, est sur ma base immuable HU
front L’aube sort de mon seuil, l’aube pure et propice; Venez donc tous, devant mon sacré frontispice,
Après avoir haï, souffert et combattu,
ma Pts égale à la vertu.
splendeur
Contempler la beauté, face de la vertu.
Ces neuf vers sont rayés et, au-dessous, Victor Hugo a enchaîné les deux rimes masculines en reprenant :
Réconciliez-vous devant le pur, le grand.
Le commencement de la division : le Coloffe de Rhodes, a été refait deux fois; les quatorze premiers vers ont été ajoutés au second remaniement.
Ce poème n’est pas daté, mais l'écriture et la pagination nous permettent d’en fixer la date précise. En effet, Victor Hugo se sert assez fréquemment, dans les pièces de longue haleine, des lettres de l’alphabet. Cette fois, après avoir épuisé la série de À à Z, il reprend une nouvelle série de A° jusqu’à Z?, puis une troisième série de A° jusqu’à O, et il date le feuillet O* : H H. 3r décembre 1862.
Mais, à la lecture, ce poème de soixante-cinq grands feuillets dut lui sembler bien long ; c’est qu'il comprenait, non seulement /es Sept merveilles du monde, mais toute J'Épopée du ver; Victor Hugo ne voulut cependant pas renoncer à l’ antithèse du Ver rabaissant l’orgueil des Sept merveilles ; \ conserva donc les onze premières strophes du
POÉSIE. — y. 35
IMPRIMERIE NATIONALE
Ver, termina /es Sept merveilles du monde au feuillet O*, et commença /Epopée du mer au
feuillet P?.
Bien qu étant la suite et la fin des Sept merveilles du monde, comme le démontrent d’abord l'écriture, puis la pagination, enfin l'absence de titre avant le premier vers, cette moitié de poème formera un tout. Lorsque la coupure a été décidée, le premier feuillet de la pièce a dû être profondément remanié, comme en témoignent les ratures et les transpositions . En outre, onze feuillets entiers ont été ajoutés : : on peut s'en convaincre par le papier d’un autre grain et les strophes rejetées ou interverties.
Ainsi le premier feuillet de l” Épopée du ver, paginé P°, contient onze strophes qui ont été, sauf trois, biffées et replacées ailleurs. Le feuillet S’ sur dix strophes n’en conservera que deux définitives. Un brouillon biffé est collé sur la marge de cette page de fagon à masquer les variantes anciennes. Même fait se reproduit au feuillet Act, entre deux strophes, des points de repère écrits au crayon : I les trois frophes.
Adrasté En marge du feuillet F° une note pour expliquer une variante à Astarté : Adrañk,
un des noms de Némésis.
A la fin du manuscrit, la date : HHI. 31 décembre 1862, qui est commune aux Sept merveilles du monde et à l Épopée du ver. LE POËTE AU VER DE TERRE a été fait quinze ans plus tard, le 27 janvier 1877.
Les divisions étaient seulement indiquées par des blancs; les sous-titres ont été ajoutés plus tard à l’encre rouge. Le manuscrit qui contient 35 pages n’en comptait que 27 dans la première version : dés développements ont été ajoutés qui ont nécessité, à part les surcharges en marge, des feuillets entiers.
Le combat entre Roland et les princes avait un début brutal; le premier des infants était tué sans lutte, en deux vers :
Pacheco, tête haute ét la hache à la main, Part, et comme il allait passer, Roland l’assomme.
Victor Hugo, en marge, développe le récit du combat. Même remarque pour la lutte entre Rond et Rostabat le Géant. Les moyens de défense n’ont été trouvés qu'après les moyens d’extermination.
Comme feuillets entiers ajoutés on peut prendre l’exemple des feuillets 30 et 31à partir de ce vers :
Un ruisseau de pourpre erre et fume dans le val, jusqu’à ce vers :
L'enfant se retournait, tremblant d’être suivi. Après la date : du 12 au 20 décembre 1858, cette remarque:
Jour du départ d'Auguste Vacquerie.
Ce manuscrit, étant donnée son étendue, est assez net et a dû être recopiéen partie; parfois pourtant, la même idée est exprimée sous des formes différentes, puis
biffée, puis modifiée jusqu’à la version définitive. Le développement sur le manoir de Corbus n’est venu qu'après des tâtonnements, et le texte définitif est collé sur des variantes anciennes qu’il est impossible de déchiffrer. Au 15° feuillet, les silhouettes des deux princes sont dessinées dans un fort ajouté en marge; en face du portrait de Mahaud, au premier des quatre vers ajoutés en marge,
Elle est vive, coquette, aimable et bijoutière, une note :
Voir les dix dernières pages des mémoires de la princeffe palatine.
En marge du feuillet où se trouve la description des panoplies, en regard des Vers :
Chacune, avec son timbre en forme de delta, Semble la vision du chef qui la porta,
Victor Hugo a dessiné un vague croquis d’une de ces pano-
8 8 q P KR plies avec son timbre en forme de delta.
Avant la chanson d’Eviradnus, ces deux vers, suite d’un
début ignoré, écrits au crayon en haut du trente-cinquième
feuillet: -
Que Fritz sur le rebec fait courir un frisson, mn Zéno souriant chante une vague chanson.
Dès qu'Eviradnus s’était fait connaître aux deux rois, la pensée du poète se résumait en deux vers :
C'est un vieux! dit le roi.
Mais lui tient en arrêt Les deux rois, regardant fixement lun et l'autre.
En marge de ces deux vers biffés, Victor Hugo a montré Ladislas bondissant, hurlant, faisant éclater enfin sa rage dans cette insulte :
C'est un vieux!
Toutes les divisions ont été ajoutées lorsque le poème a été terminé.
En marge du premier feuillet, plusieurs notes illisibles, se croisant en tous sens ct dont la confusion s’explique par ces mots : (écrit dans l’insomnie de la nuit du 23 au 24 noyembre 1858).
Il résulte des ratures du quatrième feuillet que Victor Hugo n’a peut-être pas pensé tout d’abord à mettre en scène les dix sphinx, puisque Zim-Zizimi s’adressait, dans la première version, au palais, aux murs, etc. ; puis il a imaginé les sphinx, et, pour le premier, quelques tâtonnements se sont produits. Il y a trois débuts, dont deux biffés. L’un est écrit au verso d’une page définitive.
Le premier sphinx devait parler de Cléopâtre en même temps que de la reine Nitocris; puis, pour donner plus d'importance à Cléopâtre, Victor Hugo lui a consacré le huitième sphinx.
s16 LES MANUSCRITS.
Le deuxième sphinx, tout d’abord, entamait l’énumération des rois fameux, qui, dans la version définitive est réservée à la coupe, et ce deuxième sphinx ne s’arrétait pas à ce vers :
Des potiers font sécher des briques au soleil.
2 . 14 . # . LA °.\ « A Quatre vers, restés inédits, étaient consacrés par le deuxième sphinx à Sardanapale, nommé définitivement par le dixième sphinx :
[est couché dans la nuit;]
Sardanapale quatre, aux archanges pareil
2 > [On lit sur le fronton de sa tombe royale :] Gît dans la cendre; on lit sur la tombe royale :
O passants, j'ai bâti dans un jour Anchyale, Je fus roi, je fus grand. Joue et dors, mange et bois; Le reste ne vaut pas le claquement des doigts.
Le huitième sphinx débutait par la légende de Ninus, qui fait le sujet du récit de la lampe.
A la quatrième division, quelques vers biffés au bas du sixième feuillet; en remplacement de ces vers, tout un développement sur le paradis.