XVI. LES TRÔNES D'ORIENT
-.padischah qui dépasse en grandeur Tous les césars d'Europe et tous les shabs Le césar d'Allemagne et le sultan d'Asie,
Calife que le sort de Splendeur Calife que la joie en riant
Maître que la splendeur énorme rassasie,
affis sous un dais, Songe, affis sur son trêne, à son
Songe. C’est le moment de son festin du soir...
C’eff l'art des courtisans Et c’est l’art des valets que de faire aboutir...
sacré texte koran Il rit du livre austère et du texte divin fellah qui puise aux citernes, sobre, ue le derviche triste, humble et pâle, vénère..…
Alep Les rajahs de Mysore et d’Agra sont ses proches, Et shah Thomas Ainsi qu'Omar, qui dit...
Gaÿs Et Theèbe, Hérodion, les plaines Il a soumis Gophna, les forêts abyssines.…
l'Horeb Le Liban, le Caucase et l'Atlas font partie cet homme De l'ombre de son trône, ainsi que la Scythie, la mer Caspienne Et l’eau de Nagaïn.
Loups et vautours Pareils à des vautours forcés de changer d'aires.
Pourtant son front efl morue.
AT 6 Cependant il s'ennuie.
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VARIANTES ET VERS INÉDITS
épanouit sur leur lèvre un sourire L’énigme dans leurs yeux semble presque sourire. .:
L'acier devient éclair quand mon bras le secoue. Et mon bras porte un tas de foudres qu'il secoue. .…
Tenez-moi compagnie, à sphinx qui m'entourez
lits de fleurs, murs O salle des banquets, trônes, vases dorés
Avec vos noms joyeux sut vos têtes dorés,
Parlez-moi, vous, du moins, vous êtes de la joie; formidable
Désennuyez le roi redoutable qui tonne; famboie; Que ma splendeur en vous autour de moi rayonne...
Parle-moi, pourpre. Alors des voix sortant
Alors les sphinx, avec la voix qui sort des choses, S'élevèrent autour du maitre radieux.
Parlèrent; tels ces bruits qu’on entend en dormant :
git près du firmament, ‘Ja morte égale aux dieux,
La reine Nitocris, près du clair firmament, Elle habite un tombeau sur Habite le tombeau de la haute terrasse.
du mède A tous ces rois, terreur des grecs et des hébreux...
dans l'ombre et sous leurs sombres mitres Si grands que soient les rois, les pharaons, les mages, Les mages roi, Memnon, Che a, Rr Armamithres.. Qu'entoure une nuée éternelle d’ hommages.
inconnu qui doit fermer vofte
Pour le mur qui sera la cloison de sa tombe...
Belochus fut coloffes
Nemrod était un maître aux archanges pareil. . . Satan
16lis
Baal le fit terrible À tout être vivant...
Hélas! et nul ne sait
Et nul ne pourrait dire à quelle profondeur, roi grave ct
Ni dans quel sombre puits, ce pharaon sévère. .
pèsent sur l'homme, et puis sont effacés; Les rois triomphent, beaux, fiers, joyeux, courroucés,
Le genre humain dit : trop!
Puissants, victorieux; alors Dieu dit : Assez!
O princes, moi je suis la clepsydre, et je pleure; Rois, le sablier tremble et la clepsydre pleure ;
C'eft que je vois d'ici Pourquoi? le savez-vous, rois ? C’est que chacun d'eux
l'homme eff obscurci, A travers vos Splendeurs dont le monde eff noirci,
Page 335. Voit, au delà de vous, 6 princes hasardeux..
avait l'Enphrate Thuras tenait le Phase...
la foule
.Ninive, en voyant ce prodige...
Sésoftris Cambyse ne fait plus un mouvement, il dort...
De Troie à Tentyre Oh! de Troie à Memphis, et d'Ecbatane à Tarse, nécropole La grande catastrophe éternelle est éparse Pyrrbus, Heélor, Rhamsès, Avec Pyrrhus le grand, avec Psammeéticus!
l'afyrien La tombe où l’on a mis Bélus croule au désert; Croule, et dans sa ruine il ne refle plus rien Ruine, elle a perdu son mur de granit vert,
De des cieux Page 336. Et sa coupole, sœur du ciel, splendide et ronde.
Pharaons immortels
Les satrapes s’en vont dans l’ombre, ils s’en vont tous...
vainquit l’Inde Pour elle Ephractæus soumit l'Atlas, Sapor..….
Dercylas Ninive Page 337. Mamylos conquit Suze et T'entyris détruite. .
enivrait les peuples,
Cléopi itre embaumait l'Égypte…
Le roi terrible et fort?
Que fait Sennachérib, roi plus grand que le sort?
Allons! toi qui reluis dans ces songes étranges Page 338. Il menaça du poing les sphinx aux yeux étranges. . .
(Les deux rimes masculines venant après ce vers n'existent pas dans le manuscrit. )
Toi qui verses l'ivreffe à 0m front fatigue Page 338: — Ahl toi, tu sais calmer ma tête fatiguée;
R#, ma coupe, et dis-moi quelque chose de gai. Viens, ma coupe, dit-il. Ris, parle-moi, sois gaie.
Ef Ja conpe où trempait une sauge fleurie, La coupe étincel ante, embaumée ct fleurie...
aujourd'hui, qui donc connait le roi soleil?
; k AE à Mais à quoi bon avoir été l’homme soleil ?
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VARIANTES ET VERS INÉDITS
Ajax, fils d'Aïlée, Sésostris, Annibal, Astyage, Sylla. .…
Ninus le fratricide eft sur son dur chevet;
Si le regard de ceux qui sont vivants pouvait Dans l'ombre. Où? qui le sait? si le regard pouvait
Percer } jusqu ‘au lit triste au lugubre chevet Percer jusqu "à sa couche afreuse et solitaire,
Où git ce roi, jadis éclair dans la tempête, A côté de sa tte, on verrait SOUS Ja terre
On verrait, à côté de ce qui fut sa tête...
La mort même L Ta La vipère frémit quand elle s’'aventure.
Mourad, fils du sultan Bajazet, fut un homme Sublime, autant qw ‘aucun des grands Césars
Glorieux, plus qu'aucun des Tibères de Rome; Mourad fut glorieux
Dans son sérail veillaient les lions accroupis...
Il ft, après l'assaut, pendre les magistrats D'Ansyre
D’ Éphèse.…
du sol Mantinée Il effaça de terre Apgrigente; il brûla Nice et
Fiume et Rhode,
l'hospodar moldave, roi de Valachie,
Vlad, boyard de Tarvis, appelé Belzébuth, Un jour que le sultan réclamait un tribut Refuse de payer au sultan le tribut.
entraient et sortaient, féroce effaim Ils allaient et venaient, parasites des tombes.
Son cri semblait sortir à travers sa On voyait tressaillir l'effroyable coupure...
saint, où luit l'aftre éternel C'était dans l'endroit calme, apaisé, solennel, Sous le frémiffement de l'éteruelle nue, Où luit l'astre idéal sous l'idéal nuage,
engendrée et connue Plus loin que toute chose aux yeux mortels connue,
Au delà de la vie, et de l'heure, et de l'âge...
mystérieux adorable Où, voyant le revers inattendu des choses.
Lieu blanc, chañle, éclatant, hors du temps et du nombre, Splendide, au delà du fait, du temps, du nombre,
Page 347. Lieu blanc, chaste, où le mal s’évanouit et sombre. ..
roulent flottent
Page 348. Là, les vastes rayons passent comme des ondes.
se prosternait, Et tout frémissait, tout, l’aube et l'obscurité...
le monde, Et dans l'ombre hurlait tout un gouffre, la terre. A travers une brume, on voyait, comme une onde, affreuse aveugle infâme, notre En bas, sous une brume épaisse, cette sphère, Flotter toute la terre, Rampait, monde lugubre où les pâles humains Se drefaient efaré en se tordant £ ; ê 4 Passaient et s’écroulaient en se tordant les mains.
L’Asie en feu, l'Afrique en cendre, Page . On apercevait l'Inde et le Nil, des mélées. 8€ 349 P ;
sépulcre et des braits Des vapeurs de tombeau, des lueurs de repaire.
A Pendroit mème où luit l'aube unique et première q 5 profond pensif
Au seuil même du chafle et sacré Page 350. A l'endroit même où luit l'unique sanctuaire. …
cratère inouï Au-dessus du silence horrible des abîmes..….
.….et dont l'entrée une mine d'or ét d'argent
Semble l’intérieur d’une bête éventrée….
.. ton âme infime qu’une plaie et ton pouvoir LA . » . .
Page 351. N'était plus qu'un ulcère et ton destin qu'un crime.