‹ Poésien diversen. Coups d'aile et coups de becChapitre 63 sur 100 · MUFLE SOUVIENS-TOI · texte numérisé non relu

MUFLE SOUVIENS-TOI

AIR : Rose Souviens toi.

C'était l'instant mystérieux

Où du pochard la voix se fait entendre.

Où, dans Pescalier ténébreux,

Il ne peut monter ni descendre

Et moi, policier vigoureux.

J'étais arrivé pour te prendre.

Comme tu t'appuyais sur

Souviens-toi, Mufle souviens-

ir moi I ) lens-toi. )

Tes gros yeux blancs étaient pochés.

Et tu gueulais d'une voix avinée j Tes vieux habits étaient tachés De crasse vieille d'une année. Tes boutons étaient arrachés.

Ta face était congestionnée.

Comme tu t'appuyais sur moi I Souviens toi, Mufle souviens-toi

. [ bis.

Puis à rheure où chacun se tait,

Tu commeDçais une nouvelle antienne ;

Ta grosse main se débattait,

Pour mieux s'échapper de la mienne,

La brise à ma bouche apportait

La puanteur de ton haleine.

Comme tu t'appuyais sur

Souviens-toi, Mufle souviens-

ir moi I ) , lens-toi. )

Sais-tu bien <jue tu m'empestais,

Que tes soupirs sentaient la vieille tonne,

Je disais, quand tu gigottais :

Allons ! marche ou je te bâtonne.

Puis, au violon je te portais.

Tu chantais un air monotone.

Comme tu t'appuyais sur moi

Souviens-toi, Mufle souviens- toi.

. r bis.

toi. )

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