‹ Poésien diversen. Coups d'aile et coups de becChapitre 64 sur 100 · LA CAVALCADE · texte numérisé non relu

LA CAVALCADE

Air : Fra Diavalo.

Puisque la cavalcade Doit défiler sur nos chemins, Croisés, montrez-vous humains, T'nez vos bêtes à deux mains.

Partez pour la croisade, Cuirasse au dos et lance au poing, Mais nVous étalez point, Car vous n*irez pas loin.

Croisés I Pendant ces jours de fêtes, Eépétez à vos bêtes :

Arrié donc ! {ter)

Pour aller à la selle,

Faut pas avoir le dos trop rond j

Faut être un franc luron Et ménager l'éperon j

Faut pas que Ton chancelle.

Faut pas qu^l'étrier soit trop long, Faut pas empoigner l'arçon Et faut s'tenir aplomb.

Croisés I Pendant ces jours de fêtes, Eépétez à vos bêtes :

Arrié donc ! {ter)

Je me suis laissé dire Que tous les meilleurs cavaliers S'ront créés chevaliers.

Les aut's s'ront bacheliers.

Je ne veux rien prédire, Maisj'suis certain qu'ceux qui tomberont De tout ça n'rappor front Bien aut' chose qu'un affront.

Croisés I

Pendant ces jours de fêtes,

Eépètez à vos bêtes :

Arrié donc I (ier)

Nous n'avons pas coutume

De combattre le Sarrazin,

Nous en faisons du pain.

Pour apaiser not'faim.

Mais sous un beau costume.

On peut fair' semblant d'batailler.

LA CAVALOADK 217

•On peut même ferrailler.

Mais faut pas dérailler.

Croisés !

Pendant ces jours de fête, Répétez à vos bêtes :

Arrié donc! (ter)

Montréal, juin 1884.

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