‹ Poésien diversen. Coups d'aile et coups de becChapitre 8 sur 100 · LA NOUVELLE ANNEE · texte numérisé non relu

LA NOUVELLE ANNEE

Hope springs etemal in the humau breast : Man is never bnt always to be blest.

Bientôt une nouvelle année Eemplacera sa sœur aînée Que Paile du Temps éconduit.

L'horloge nous dit : "Qu'elle meure," Et sonne avec sa dernière heure Son glas funèbre. Il est minuit :

A cette minute fatale, S'ouvre la marche triomphale Du nouvel an, hôte inconnu, Et l'écho du timbre sonore A nos oreilles vibre encore, Murmurant ; " Sois le bienvenu " Quand mil huit cent quatre-vingt-quatre.

Sur nos épaules vint s'abattre.

Il remplit nos cœurs de gaité.

Nous dansons autour de sa tombe, Lorsqu'au noir chaos il retombe

Et roule dans l'éternité.

Quatre-vingt-cinq a nos hommages :

Dès qu'il parait sur nos rivages, Nous Jetons des fleurs sous ses pas.

Qu'apport e-t il donc pour les hommes ? Pauvres» étourdis que nous sommes, Hélas ! nous ne le savons pas.

L'espoir flotte à travers les âges, La joie inonde nos visages.

Les ans peuvent naître et mourir, Qu'importe à ceux que l'espéfance Anime et fait jouir d'avance Des biens que le ciel doit offrir ?

Parfois l'illusion nous aveugle et fait taire La voix du souvenir 5

Si nous pouvions percer les voiles du mystère

Qui cachent l'avenir.

Nous y verrions de tristes choses j

Bien plus d'épines que de roses

Viendraient s'offrir a nos regards j

Nous nous retournerions, hagards,

Vers ce passé que l'on oublie.

Que trop souvent on calomnie, Qu'on regrette fatalement.

Chaque année a ses jours d'orage,

Jours d'allégresse et jours de deuil j

L'an p£^sé, dans notre entourage,

A fait germer plus d'un cercueil.

Tout en formant des vœux pour que Dieu nous préserve

De tant de fléaux redoutés,

Eemercions le ciel des jours qu'il nous réserve.

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