‹ Poésies, 1864-1872:Chapitre 16 sur 73 · LE ROC D'AIMANT · texte numérisé non relu

LE ROC D'AIMANT

Rappelle-toi, mon cœur, le conte oriental De ce marin hardi que pousse un sort fatal.

Le merveilleux y luit, comme au feu le cristal.

Il s'éveille un matin, honteux de sa paresse.

La mer est calme : un vent amoureux la caresse ;

Son œil bleu le fascine ; il croit l'enchanteresse.

« Pour ses seuls vrais amants la mer garde un trésor, >» Dit-il. Sur un navire il prend un long essor. Et pendant bien des jours^ la mer, la mer encor !

La sirène aux yeux clairs qui le jour étincelle, Qui palpite le soir, lorsque son sein ruisselle Des diamants tombés de l'ombre universelle.

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