LA RENCONTRE
Les dieux sont muets, ce la vie esc triste.
Pour nous mordre au cœur, les crocs hérissés, Un noir lévrier nous suit à la piste.
Sur les fronts pâlis, sous les yeux baissés , Dans les carrefours que la foule obstrue.
Parmi les chansons, les bruits de la rue.
Dans les yeux ternis, sur les fronts penchés. Je cherche et je lis une amère angoisse.
Un doute, un souci vainement cachés, Un vieux souvenir qui monte et qu'on froisse ; Et je vais ainsi, trésorier des pleurs.
En chemin, quêtant soupirs et douleurs.
O passants ! vous tous qu'un regret harcèle, Que ronge une dent, remords ou désir.