‹ Poésies, 1864-1872:Chapitre 50 sur 73 · DOLOROSA MA|TER · texte numérisé non relu

DOLOROSA MA|TER

Quand le rêveur en proie aux douleurs qu'il active, Pour fuir Thomme et la vie, et lui-même à la fois. Rafraîchissant son âme au chant des cours d'eau vive, S'en va par les prés verts, par les monts, par les bois ;

Refoulant dans son cœur la pensée ulcérée.

Un suprême désir de néant et de paix.

Profond comme la nuit, lent comme la marée.

En lui monte, et Tétreint de ses réseaux épais.

Il aspire d'un trait l'air de la solitude ;

Il se couche dans l'herbe ainsi qu'en un cercueil.

Et lève ses regards chargés de lassitude

Vers le ciel, où s'éteint l'éclair de son orgueil.

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