L'ORGUEIL. I
— Orgueil, derrière toi Tamour est là, qui gronde Toujours, et fait hurler Tombre des rêves mores - Aux lugubres appels de l'angoisse inféconde,
Et des vieux désespoirs sombrant dans les remords.
— Sur les ébranlements, les éclairs, les écumes, Pics songeurs, vous gardez votre sérénité.
Du côté de la plaine, ô monts ! vierges de brumes. Vos sommets radieux nagent dans la clarté.
-^ Sur les déchirements, les sanglots, les rancunes. Fermez, orgueil, fierté, votre ceinture d'or. Du côté de la vie aux rumeurs importunes Reluisez au soleil, et souriez encor !