‹ Poésies, 1864-1872:Chapitre 57 sur 73 · A CATULLE MENDÈS · texte numérisé non relu

A CATULLE MENDÈS

Un long frisson descend des coteaux aux vallées ; Des coteaux et des bois, dans la plaine et les champs, Le frisson de la nuit passe vers les allées.

— Oh! Tangelus du soir dans les soleils couchants! — Sous une haleine froide au loin meurent les chants, Les rires et les chants dans les brumes épaisses. Dans la brume qui monte ondule un souffle lent ; Un souffle lent répand ses dernières caresses, Sa caresse attristée au fond du bois tremblant ; Les bois tremblent ; la feuille en flocon sec tournoie,^ Tournoie et tombe au bord des sentiers désertés. Sur la route déserte un brouillard qui la noie. Un brouillard jaune étend ses blafardes clartés ; Vers l'occident blafard traîne une rose trace,

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