‹ PoésiesChapitre 57 sur 87 · L'ORGUEIL · texte numérisé non relu

L'ORGUEIL

Monts superbes, dressez vos pics inaccessibles Sur le cirque brumeux où plongent vos flancs verts ! Rocs noirs, dans le regret des élans impossibles, Durcissez-vous au fond des volcans entr'ouverts!

— Hérisse, amer orgueil, ta muraille rigide Sur le cœur par les yeux de la femme ulcéré ! Désirs inassouvis, sous cette fière égide, Mornes, endormez-vous dans le néant sacré!

— L'antique orage habite, ô monts ! dans vos abîmes, Et prolonge sans fin sous les cèdres vibrants

Les sonores échos de ses éclats sublimes,

Et des troncs fracassés qu'emportent les torrents.

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