‹ Poésies, 1864-1887Chapitre 107 sur 141 · ENVOI · texte numérisé non relu

ENVOI

O maître ! A toi que la Muse éternelle

Sur le Parnasse a mis en sentinelle

Et pour son preux entre tous sut choisir,

Notre œuvre est bonne et nous croyons en clic;

Faisons des vers pour rien, pour le plaisir!

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u1 SO'K. CIII;R. F'Il^i'K.ÇOIS CO-VPÉE

ui , cher rimeur, faisons des vers pour rien, Pour le plaisir, comme jadis Caussade Tuait, suivant un bon historien.

Vive Thalie et sa douce embrassade !

Chantons ! contons comme Schéhérazade !

Que nos oiseaux divins s'élancent vers L'azur céleste et charment l'univers !

Drame, sonnet, farce, idylle, épopée, Tout nous sourit dans le bel art des vers. Car tu dis bien, maître François Coppée.

Poème grec, chinois, assyrien.

Tout nous est bon, si nulle palissade Ne vient heurter nos pas. Victorien A pris d'assaut avec une glissade Le noir palais à la triste façade.

Pour moi, je suis contemplé de travers Par les vieillards ornés d'abat-jour verts; Mais je me ris de leur prosopopée En m'amusant à des rhythmes divers, Car tu dis bien, maître François Coppée.

Chez notre idole être galérien

Pour mon plaisir vaut mieux qu'une ambassade,

Et tu chéris le luth aérien,

Lorsqu'en ce temps réaliste et maussade

Cadet-Roussel tourne au marquis de Sade.

Foi des romans compliqués et pervers 1

Le sur moyen d'être mangé des vers

Est ce qu'on trouve en leur pharmacopée.

Sur l'idéal gardons les yeux ouverts.

Car tu dis bien, maître François Coppée.

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