‹ Poésies, 1864-1887Chapitre 132 sur 141 · CONFIANCE · texte numérisé non relu

CONFIANCE

Souvent, libertin lassé de mon rôle.

J'ai feint un amour à peine éprouvé.

Mais tu m'as guéri, mais je suis sauvé. Depuis que je dors sur ta jeune épaule>

C'est un sentiment si frais et si pur.

C'est comme une fleur dans mon âme édosc,

Lorsque tendrement ma tête repose

Sur ton humble ca-ur dont je suis bien sûr.

ARRl E RE-SAI SON

Je vieillis, j'ai fait deux tiers du voyage ; Mais si, quelquefois, j'en suis attristé, Cela passe vite, ainsi qu'en été Glisse sur les champs l'ombre d'un nuage ;

Car j'ai mon bonheur sincère et permis, Car je suis certain, ô chère maîtresse. Que bientôt, hélas ! quand fuira l'ivresse, Nous serons encor de bons vieux amis...

Et c'est pour jamais ! Et, chauds et fidèles. Mes derniers désirs vont vers ton amour. Comme, dans le ciel d'un dernier beau jour. S'attarde et tournoie un vol d'hirondelles.

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