‹ Poésies, 1864-1887Chapitre 136 sur 141 · L'INCORRIGIBLE · texte numérisé non relu

L'INCORRIGIBLE

OKSQ.UE, vaincu d'un seul regard, je t"ai suivie, Plus d'un m'a dit : — « Encore ? A quarante ans passés ! » Soit. J'ai des cheveux gris aux tempes, je le sais; Mais ma soif de tendresse est loin d'être assouvie.

Celui-là qui me bh\me, au fond du cœur m'envie. Non! je n'ai pas assez vécu, souffert assez. Et je vaux mieux que vous, jeunes vieillards glacés, Et l'amour est la grande affaire de la vie!

Non! je ne deviendrai jamais pareil à vous,

Dont quelques chaudes nuits font de calmes époux,

Et qui n'aimez qu'un temps, comme on jette sa gournie<

Regardons-les passer, ma mie, et plaignons-les, Ces couples sans désirs qui traînent leurs boulets, Ain.i .iiK' dis riii\us sous les coups de la chiourmcl

ARRIÈRE-SAISON

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