A UN ANGE GARDIEN
ON rêve, par l'amour redevenu chrétien, T'évoque à ses côtés, ô doux ange gardien, Divin et pur esprit, compagnon invisible Qui veilles sur cette âme innocente et paisible! N'est-ce pas, beau soldat des phalanges de Dieu, Qui, pour la protéger, fliis toujours, en tout lieu, Sur l'adorable enflint planer ton ombre ailée, Que ta chaste personne est moins immaculée. Que ton regard, reflet des immenses azurs, lit que le feu qui brille ù ton front, sont moins purs, Dans leur sublime essence au paradis conquise, Que le cœur virginal de cette enfant exquise? O toi qui de la voir as toujours la douceur, Bel ange, n'est-ce pas qu'elle est connue ta saur ?
L EXILÉE
O céleste témoin qui sais que sa pensée, Par une humble prière au matin commencée, Dans ses rêves du soir est plus naïve encor, N'est-ce pas qu'en voyant s'abaisser ses cils d'or Sur ses yeux ingénus comme ceux des gazelles. Tu t'étonnes parfois qu'elle n'ait pas des ailes?