‹ Poésies, 1864-1887Chapitre 67 sur 141 · EN AUTOMNE · texte numérisé non relu

EN AUTOMNE

Vs^ UAND de la divine enfant de Norvège, Tout tremblant d'amour, j'osai m'approchcr, Il tombait alors des flocons de neige.

Comme un martinet revole au clocher.

Quand je la revis, plein d'ardeurs plus forte^. Il tombait alors des fleurs de pêcher.

Ah ! je te maudis, exil qui l'emportes Et me veux du cœur l'espoir arracher!

Il ne tombe plus que des feuilles mortes.

AXS le faubourg qui monte au cimetière, Passant rêveur, j'ai souvent observé Les croix de bois et les tombeaux de pierre Attendant là qu'un nom y fût gravé.

Tu m'es ravie, enfant, et la nuit tombe Dans ma pauvre âme où l'espoir s'amoindrit; Mais sur mon cœur, comme sur une tombe, C'est pour toujours que ton nom est écrit.

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