‹ Poésies, 1866-1874Chapitre 15 sur 65 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Poursuivre ce qui fuit, rêver ce qu'où iguore, S'ouvrir uue blessure impossible à guérir, Hàler la trabisou que garde l'avenir A ceux que l'idéal implacable dévore ;

Fuir ce qu'on peut aimer, cbercber ce qu'on adort Ce qui peut être est mort ou vous fera mourir, C'est folie et pitié ! Car nul ne sait encore Si le bien de savoir vaut le mal de soullrir.

J'ai, jusque sous la dent de l'antique cbimère, Voulu ravir le fruit dont la science amère Tente ironiquement les cœurs audacieux.

Pour monter dans l'azur j'ai déserté la vie,

Et cependant je porte une secrète envie

A tous ceux que la terre a consolés des cieux!

140 LA YIE.

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