‹ Poésies, 1866-1874Chapitre 30 sur 65 · PANTOMIME · texte numérisé non relu

PANTOMIME

Arlequin, ramant ténébreux,

A jeté su batte aux orties

Et prend des mines repenties ;

Sur la guitare au ventre creux Sa main s'agite et le bois pleure : « Colondjine, apparais, c'est l'iieure !

(; Mon museau noir te fait-il peur ?

« Les lys ne fleurissent qu'à l'ombre :

« Mon œil clair luit sous mon front sombre.

« Pierrot était blanc mais trompeur,

(( — Un sorbet qui fond dans un verre, —

({ Mignonne, si tu m'es sévère,

(( J.oiu des bosquets cl loin des llciii>. « Des sauts et des soufilels épiques, « J'irai mourir sous les tropiques! »

Colombiue, les yeux en pleur?

Mais le sourire sur les joue? :

u Méchant, quel vilain air tu joues !

" Tu Veux elonr ([ue je pleure aussi?

Kl lui, la Noyaul douce ainsi, A ?;i chanson soudain lait trêve.

l'eii?ir, il la cuuleui|)le et rèvel

lA VIE DE LAME. 171

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