PANTOMIME
Arlequin, ramant ténébreux,
A jeté su batte aux orties
Et prend des mines repenties ;
Sur la guitare au ventre creux Sa main s'agite et le bois pleure : « Colondjine, apparais, c'est l'iieure !
(; Mon museau noir te fait-il peur ?
« Les lys ne fleurissent qu'à l'ombre :
« Mon œil clair luit sous mon front sombre.
« Pierrot était blanc mais trompeur,
(( — Un sorbet qui fond dans un verre, —
({ Mignonne, si tu m'es sévère,
(( J.oiu des bosquets cl loin des llciii>. « Des sauts et des soufilels épiques, « J'irai mourir sous les tropiques! »
Colombiue, les yeux en pleur?
Mais le sourire sur les joue? :
u Méchant, quel vilain air tu joues !
" Tu Veux elonr ([ue je pleure aussi?
Kl lui, la Noyaul douce ainsi, A ?;i chanson soudain lait trêve.
l'eii?ir, il la cuuleui|)le et rèvel
lA VIE DE LAME. 171
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