‹ Poésies, 1866-1874Chapitre 29 sur 65 · I.A VIK 1)L L'AML · texte numérisé non relu

I.A VIK 1)L L'AML

(î'csl un cliL'iL-liL'iir vaillent i[\ni loiiure sait-* Irèvc \ai mal divin «lu lî«,'au, qui, le loiig du chemin. Sans cesse fouetté [)ar l'aile d'or du Rêve, EiTC, les yeux j)erdus et le fioiil dans la main.

Au lit Iroid de Rouvivie, au jour la mort vous cloue, Et l'oubli sur vos noms passe comme la mer; Mais la Muse vous aime et vous pleure et vous loue, Fieis artistes épris d'un idéal amer!

ROUVIERE

Sur l'oreiller sanglant, Ulhello pleure encore; Auprès du fossoyeur Hanilct va revenir : — Enfouis mieux la bière, ami, le temps dévore! Fais la tombe plus large à notre souvenir!

A ce pauvre cercueil n'épargne pis la terre; Sois moins avare au mort (pie la foule au vivant. Sais-tu bien que jadis il passait, triompliant, Ce grand artiste épris de l'idéal austère!

Place au soldat vaincu! C'est un désespéré

Qui luttait le front liant et qui meurt ignoré!...

Dis-nous, ombre d'IIa nlet sous les saules crraiile,

0 toi qu'il iMiiimait de son souffle indompté, Ouel mot fatal t'a dit cette bouclie expirante, Ouand sa mort étonna ton inimorlalité?

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