‹ Poésies, 1866-1874Chapitre 46 sur 65 · LE PRINTEMPS · texte numérisé non relu

LE PRINTEMPS

Comme un f;\ime endormi dont les nymphes lascives Ont caressé les flancs de leurs gerbes de fleurs, L"An se réveille et prend mouvement et couleurs, Au doux flagellement des brises fugitives.

0 Printemps! — Un frisson court dans l'air matinal; La sève mord l'écorce et le lierre l'enlace; Kt la source, entr'ouvrant sa paupière de glace, Sous des cils de roseaux, montre un ceil virginal.

LA VIE DES CHOSES. 22t

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