‹ Poésies, 1866-1874Chapitre 48 sur 65 · LA ROSEE · texte numérisé non relu

LA ROSEE

Quand le soleil a bu, sur la cime des bois,

La fraîcheur des baisers que l'Aube chaste y pose, .

La rosée erre encore aux buissons et parfois

Se pend, frileuse perle, aux lèvres d'une rose.

Du premier souvenir immortelle douceur!

Frêle perle d'amour au temps cruel ravie !

— Ainsi, chacun de nous porte, au fond de son cœur,

Un pleur tombé du ciel à l'aube de la vie!

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