‹ Poésies, 1878-1893Chapitre 3 sur 141 · IV BIBLIOGRAPHIE · texte numérisé non relu

IV BIBLIOGRAPHIE

5° * Intermezzo di rime. Roma, Sommaruga, 1884 » ; in-16 de 68 pages. (En fait, ce volume a paru durant l'été de 1883.)

6° « Isotta Gultadàuro ed allre poésie, eon disegni di Vincenzo Cabianca, Onorato Garlandi, Giuseppc Cellini, Enrico Coleman, Mario de Maria, CesareFormilli, AlessandroMorani, Alfredo Ricci, G. -A. Sartorio. Roma, nel di natale del M DCCC LXXXVI. Editrice laïribuna »; in-8° de 293 pages.

7° » Llsotlèo. La Chimera. (1885-1888). Milano, Trêves, 1890 » ; in 24 de 338 pages (Réimpression du recueil précédent, avec quelques additions. La Chimera y occupe les pages 105-332). — Nombreuses rééditions.

8° « Elégie romane. (1887-1891). Bologna, N. Zanichelli, MDCGGXCII » ; in-16 de 164 pages, dédié à Enrico Nencioni. — Nombreuses rééditions.

9° « AlV armata d'Ilalia per la morte delV ammiraglio di Saint-Bon, Odi navali. Napoli, F. Bideri, 1892 »; in-folio de 10 feuillets, sans pagination.

10° « Poema paradisiaco. Odi navali. (1891-1893). Milano, Trêves, 1893 » ; in-24 de 226 pages. (Les Odi navali occupent les pages 165-219). — Nombreuses rééditions.

11° « Intermezzo, con un disegno di F. -P. Michetti. Edizione definitiva. Napoli, F. Bideri, 1894 » ; in-16 de 156 pages. (L'édition définitive diffère de celle de 1883 par quelques retranchements et quelques additions.)

12° « Canto novo. Intermezzo. (1881-1883). Edizione definitiva. Milano, Trêves, 1896 »; in-24 de 283 pages. (Des 61 pièces que comptait la première édition du Canto novo, 21 seulement ont été conservées; mais 4 pièces nouvelles ont été ajoutées. L'Intermezzo, réimprimé conformément à l'édition de 1894, occupe les pages 89-280). — Nombreuses rééditions.

[1881-1883.] (mètres classiques)

(Traduction partielle, faite sur l'édition définitive de 189G.)

OFFRANDE VOTIVE

(Distiques.)

Ô Cypris, Méléagre de Gadara, couronné de safran, couronné de violettes ou de jonc marin,

Le dernier enfant des Grâces qui ait donné aux amours des vers légers comme les légères étoffes de Cos,

Te consacra dans le temple, un jour, sa douce lampe, confidente de ses jeux, de ses amours,

Témoin de ses veilles secrètes, lorsqu'il dénouait la molle chevelure d'Héliodora.

Moi, sur ton autel, je ne dépose pas en offrande, comme le Syrien, une douce lampe commémorative de plaisirs ;

Mais aujourd'hui j'y brise enfin une triste lampe, non sans colère, ô Cypris : celle qui éclaira

Mon front pâle, penché sur des livres pâles, durant une longue suite de nuits, tandis que la Terre et la Mer

Exhalaient vers les cieux leur infinie volupté, vers les eieux pleins de toi, ô grande Cypris, ô Anadyomène !

Cette lampe, aujourd'hui enfin je la brise à deux mains sur ton autel, ô grande Cypris, ô Anadyomène.

Puisse ton esprit de feu embraser mon jeune sang! Puisse resplendir sur mon front altier, unique lampe, le Soleil!

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