PARABOLE
(Sonnet.)
Je serai comme celui qui s'étend à l'ombre d'un grand arbre chargé de fruits, las enfin de porter l'arc ou l'arbalète. Sur sa tête, les fruits mûrs pendent à la branche.
Mais il ne secoue pas la branche, n'allonge pas la main, ne guette pas les proies au passage. Il est couché; et, d'un geste ménager, il ramasse les. fruits que cette branche rend au sol.
Il ne mord pas profondément à la pulpe suave, pour y chercher le suc essentiel : car il craint l'amertume; mais il flaire,
s Et puis suce, avec un plaisir limpide, sans avidité, ni triste ni joyeux. Sa courte fable est. déjà finie.