EXHORTATION
(Sonnet.)
Mon àme, pourquoi t'attardes-tu lâchement entre l'ennui de la vie et la peur de la mort? Les flambeaux sont éteints. Rien ne luit dans l'immense abjection.
Pourquoi donc t'attardes-lu? Es-tu leurrée encore par l'espoir d'une dernière aventure? Regarde bien ta voie : elle est nue, silencieuse, comme resserrée entre deux aveugles murailles.
Puisque n'arrive pas la foudre soudaine, pourquoi t'attardes-tu désormais? N'en doute pas : la grande paix te sera concédée.
Plus d'une fois, sur la face des cadavres froids dans leur bière, tu as lu que la Mort tient sa promesse.