‹ Poésies, 1888-1892Chapitre 27 sur 66 · NOTRE BASTIDE · texte numérisé non relu

NOTRE BASTIDE

« Nous aurons même un poulailler, Un beau coq pour nous réveiller, Des pondeuses à rouge crête, Des œufs frais à tous nos repas, Et qui sait si nous n'irons pas Jusqu'où ne put aller Perrette !

— Quoi! la vache et le veau! holà!

Mais qu'est-ce donc que tout cela, Sinon l'amour dont tu me blâmes, Cet amour qui tient enchaînés Sur le sillon dont ils sont nés Tous les corps et toutes les âmes?

« Ce puissant et subtil aimant

Qui fait trouver le roc charmant

lit la lande inculte superbe;

Ce fil divin qui part du sol,

Suit l'homme et l'oiseau dans leur vol,

Et les ramène au nid sous l'herbe ! »

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