‹ Poésies, 1890-1896Chapitre 36 sur 81 · AQUARELLE D EVENTAIL · texte numérisé non relu

AQUARELLE D EVENTAIL

Rouge comme le fruit sauvage des sorbiers, Sa bouche en souriant jette un éclair d'ivoire. Elle est née au grand air entre les hauts gerbiers. L'œil pur est un bleuet céleste dans sa gloire.

Et de sa main, plus tard (quand éclora l'amour), L'étreinte sera vive et franche et résolue. Belle petite enfant, qui serez femme un jour, D'un cœur profondément ravi je vous salue.

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