‹ Poésies, 1890-1896Chapitre 38 sur 81 · AMOURS D OISEAUX · texte numérisé non relu

AMOURS D OISEAUX

Ne s'inquiétant pas de moi, qui les regarde,

Ils m'ont dit sans parler : « Ami, que Dieu te garde,

Après ton âge mùr, de vivre trop longtemps.

Nous restons dans nos bois au plus quinze ou vingt ans ;

« Quand nous cessons d'aimer, à quoi bon nous survivre ? N'attends pas la saison des vents froids et du givre Pour t'en aller dormir sous les hauts gazons verts, Car plus tard, sans amour, tristes sont les hivers.

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