‹ Poésies, 1897-1906Chapitre 20 sur 74 · MERVEILLE DE L'AUTOMNE · texte numérisé non relu

MERVEILLE DE L'AUTOMNE

Par Tautomnc, or cl sang comme un rôvc royal, Je savoure rôdeur qui monte dca pressoirs :

Des raisins cdaianls écroules dans le soir Empourprent les parvis du ciel occidental.

Ticros d or, ocelles de sang frais, les feuillages Arliv'^nl dans Vaîr vif de claquants étendards î^*- c^ r.Tii> oÎ5irau\, qu'emporte un soufilc de voyag'"*» ^* rr : I jts: f Tr>vvaranl qui leur lance ses dards r^ - icîss:-; c: >\"r. vc^l ^^ers d'étranges rivages.

Les :\u o-M C^i ...

Et jonc! .* Vf- ^ -.xv, c A^ Les rnxips c^ r," ■ ^^-^ ^ -*. ^^^-^ Déjà le >in ncNuxcz- : .; ,

ir.v:! tout à llieurc r^rcrra h saison :

rlvp'.'iat les zazoaî, L> r-intcplcura.

Naguère, au diuchot:> 3c .cvs.-i^ in>c-;irt«se5. J'errais, j'étais p.trcil it: jctr-^crr-^ sc^^^at -:^' Ruisselant de rosée et de sC>r^ cc-jeases Mon rêve fleurissait corî^rr^ î:t ^inSx &

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Puis Télé me snisU et me \crsa ses flammes, Sun arôme embrasa mes lovrcsel mes joues Le r)Uime des moissons resonna dans mon âme El des paons bleus, pour me fôler, ûrent la roue.

Puis Toulomnc m*a prîs cl la bonne vendange, — Or cl sang f\ç la terre où dorment des soleils — Ccsl en vain que le vent qui rôde autour des treilles Proplictisc rinvcr et sa neige et ses fanges : Le printemps reviendra pour réveiller les germes...

La nuïL monle^ une étoile, au-dessus de la ferme, Brille et baigne d'argent les lointains assombris, Lf^s nuées au couclianl semblent des cathédrales, Le vcnl hagard chante le chant des funérailles... Mais je ris car j'emporle en mes yeux éblouis Tout Taulomne, or et sang comme un rêve royal.

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