‹ Poésies, 1897-1906Chapitre 31 sur 74 · PUIÈRE SUR LA ROUTE · texte numérisé non relu

PUIÈRE SUR LA ROUTE

Que me Ibnt vos cites fumeuses Avec leur fange et leurs passants aux yeux scrviles ? J*oi la grand' route, au bord du fleuve semé d'îles Qu'IiaLilcnt des tribus de bouleaux et d'yeuses.

^ A l'heure où vous dormez encore.

Alourdis de calculs, de lucre et de mensonge. Je regarde grandir, sur les champs que je longe,

S La clarté calme de l'aurore.

Semblable à cet oiseau qui nage à grands coups d*ailcs Dans l'air bleu du matin.

'{* Mon lUiie légère et libre de soins

"' ' Monte parmi Todeur des verdures nouvelles

Et vogue largement vers Thorizon lointain.

TrcmpC2-la d'or et baignez-la d'argent,

Rajons jojcuï de l'aube prinlanîire,

Que ses rôvcs vous soient une troupe d'enfants

Qui chantent, le front ceint d'un bandeau de lumière.

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Ltmillt TIUKQUILLBS

AUircz-hp rcv6lcï-la de ces nuées Que voua Icignc; de pourpre au plus haut du ciel clair, Qu'elle vole, et qu*un souffle accouru de la mer L'emporte en ses rumeurs de lullc et d'épopée.

£t vous, arbres songeurs aux rameaux murmuranti. Et toi, fleuve qui vas te perdre à lorient, Afin que, comme vous, elle soit pure et sage, Dilcs-Iui le secret des Dois et des feuillages.

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