DU MATIN AU SOIR
poète, travailU et chante : c*est la vie.
COKSEIL
<( Si lu goûtes lc5 jours brûbnls ou la saison Se |}3rc de LlcucLs cl de roses nouvelles, Si le soleil dîvm, qui dore les moissons
Et qui mûrit les mirabelles^ Se refiùte en les yeux comme en un lac profond. Si des r6ves ardents te touclicni de leurs ailes Et sèment tes chcveui de folles élinccllcs»
Vâ'Ucn» tout seuil par la plaine embrasf'e.
Ecoute : les sainfoins, pleins d'abeilles grisées, Frémissent, on dirait un murmure de lyre,
L'air vibre aux cris des grillons affoles^
Les cocjuclicols llambent dans les tlês*
Un soufRc passe, et c'est du feu que tu respires*
Va toujours, va plus loin... Vois-tu ce bouquet d'ormes Dont l'ombre sur le sol cpand de vagues formes? Sa cime s^arrcindil dans le ciel, son feuillage Palpite avec un bruit d'orage.
Aitîotl»*toi \k, recueil le-loi. que le Kommen Ferme tes yeui baignés de splendeurs ratîlcuscs ; Je citantcraî, pour toî, la chanson du soleil Et lu t'irradieras dfinsla lumière heureuse Qui met t azur en r<^le à l'heure de midî..^ »
Voila ce qu'une voîx incflaLle m^a dit '
Dans le chemin qui longe les emblaves ; Voix tour-à-lour rieuse et grave,
Elle parle tout haut, clic parle tout bas :
loi qui fuis la ville et sa démence.
Aime la terre avec ferveur, tu Ten tendras,
Mais si tu crains la solitude et le silence.
Tu ne l'entendras pas.