DEUX HEURES
Juin sommeille, gorge d'aromcs et de sèves,
Sur la terre en sueur d'où monte un bu6e,
Le zénith radieux plane comme un grand rèvc
Et le crépitement des moissons altérées
Se môle aux lourds parfums qui viennent par boufTécs
Des jardins débordants de pavots éclatants.
Ivres d'azur et de soleil, les oiseaux dorment, Le ruisseau s'assoupit sous les saules difformes, L'àme des prés en fleurs monte dans l'air brûlant, Tandis qu'un vent de flamme, étendu sur la plaine, Flétrit, au bois prochain, le feuillage des chênes...
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LUMIERES TfÏAKQJILLES