‹ Poésies, 1897-1906Chapitre 51 sur 74 · INVITATION AU SOMMEIL · texte numérisé non relu

INVITATION AU SOMMEIL

Le soir mi-brumcux, le soir vert et rose S*assombnt lentement sur la campagne en pleurs. Les peupliers tremblent comme s'ils avaient peur - Le soir au front parc de lourds pavots dispose Des voiles gris sur les bouleaux et les sorbiers Et l'eau triste se plaint aux roseaux inclinés.

C'est Novembre pensif au bord de la rivière.

C'est quelqu'un qui s'en va se rappelant rétc

Et qui rCo'retle la lumière Et qui palpe inquiet le fût des marronniers.

Les grands marronniers roux chantent uncbant de dcull^ Us invoquent la nuit cjui viendra tout 5 riieurc, lîi frissonncnl au vent Lruîscj^e qui les cincure. Et dbpcrsc leurs feuilles.

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Roui] le dt% hctUcs* ors fa ni s de la soi «on,

RcQolez-vous dans neutre dmc mon)sc Nmiî vDÎn I .ircili h ces frondaîîkons I>£iâillantcs parmi la dflrcssc de» choies*..

Ofcncs, en dormons* nous., cndormon&-noilfj sapîni, ObËîisons au vent quî présage lliivcr,

Soyons, jusqn'nu printemps prochain* Lci arbres n'oignes et les calmes humams Où s'cnsoDiiiieilIcront vos sèves et mes vers.

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