CRÉPUSCULE D'AUTOMNE
Un rayon frôle se glisse A travers les peupliers Et vient à peine effleurer Les roses qui dcfleurissent.
La vigne crépusculaire Sème de ses feuilles d'or Les allées et le parterre Où le réséda s'endort.
Un précoce gelée A flétri les capucines, La tonnelle dépouillée , S'emplit d'ombre purpurine.
Des feux de fanes s'allument
Dans la plaine monotone^ Leur vapeur Llcue ol h lirumc Montent au iront de l'auloamc
CRÉPUSCULE d'automwe 157
Une brîsc languissante
Se traîne par le verger, Elle sanglote, clic chante —
Je m'attarde II rccoutcr...
Et dans le jardîn mourant
Où le soir frôle les fleurs*
Je goûte celte douceur
D'être triste infiniment.