‹ Poésies, 1897-1906Chapitre 50 sur 74 · CRÉPUSCULE D'AUTOMNE · texte numérisé non relu

CRÉPUSCULE D'AUTOMNE

Un rayon frôle se glisse A travers les peupliers Et vient à peine effleurer Les roses qui dcfleurissent.

La vigne crépusculaire Sème de ses feuilles d'or Les allées et le parterre Où le réséda s'endort.

Un précoce gelée A flétri les capucines, La tonnelle dépouillée , S'emplit d'ombre purpurine.

Des feux de fanes s'allument

Dans la plaine monotone^ Leur vapeur Llcue ol h lirumc Montent au iront de l'auloamc

CRÉPUSCULE d'automwe 157

Une brîsc languissante

Se traîne par le verger, Elle sanglote, clic chante —

Je m'attarde II rccoutcr...

Et dans le jardîn mourant

Où le soir frôle les fleurs*

Je goûte celte douceur

D'être triste infiniment.

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