‹ Poésies, 1897-1906Chapitre 60 sur 74 · FONTAINEBLEAU D'AUTOMNE · texte numérisé non relu

FONTAINEBLEAU D'AUTOMNE

A Aniae AliEAidh*.

Ami. loin de la ville aux maisons monotones Qui hausse ses clameurs vers le ciel offensé, Tu trouveras le calme et la sérénité Dans la grave forêt où repose l'automne.

Parmi les genêts bruns et les fougères rousses, Des rêves fleuriront à chacun de tes pas.

Les chevreuils fraternels te suivront, tu verras Les rochers onduler sous leur manteau de mousses.

Novembre et ses brouillards où flottent des prestiges Velouteront pour toi l'or rouge des futaies.

Le genièvre et le houx te donneront leurs baies Et le hêtre orgueilleux inclinera sa tige.

Tu goûteras, d'un cœur plein de recueillement, Le murmure inHùi des bouleau^i et des chênes Et tu prcfcrcras aux paroles humaines Le bruh triste que font les feuilles en tombant.

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A M «JïiQc Joftcliliii

Ai^-TT^

O Lutuî^r«, cfeîJ ifu jour dVr»

Fîlle de la Durance et du mîstrul farouche.

Musc au front rayonnant qu'ombrage un laurier d'or.

Ces vers que vousclianlîcz, je les entends encor

Et je revois, parmi mes ténèbres du Nord,

La soleil buLiner la fleur de votre bcucli«.

Pour vous sunTC, oubliant ses montagnes natales. Le Grand Pan» qui dans votre Ame claire se mîre, Unit les rudes sons de sa flûte inégale Aux purs accords que yoMs ilrcz de votre Ijrc»

Vous voici : 1 olivier vibre da^s la Jumîcrc» Le platnne frémît sous la brise légère,

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^P^IDO i^cIIkS^uS^Siu^I^

Les njisfCâUï oioôarcux ctltLicnl vos jeux calmes, À

L'azur du ciel ardent vous nimbe d'une gloire ■

El vous m'apparaîssez, les màlin i>leine5 de palnics,

Dcbaul sur le rocher hautain de la Victoitc.

A[t-ei*rroifeû««*

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