LE VAGABOND
L*ombrc pleine d odeurs et de brises errantes Caresse indolemment les pommiers étoiles Où, parmi les \xA\ens aux pétales méics, Bruissent, par instants, des ailes palpitantes.
La campagne dormeuse soupire, la lune Effleure d'un rayon velouté le:» pcrvenclies Et le ticde printemps qui règne sous les branches Baise toutes les fleurs qu'il entr'ouvre une à une.
Lasse d'avoir foulé la poudre du chemin.
La tribu basanée au bord d'un ru s'arrête :
Des hommes révoltés contre un âpre destin, Des enfants aux yeux frais et couleur du matin Et des femmes portant des clinquants sur leur tète.
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CA^PAGKE PAE^TÊnE
Iblcpvîsânt les taudis où les lerricns s'aUrîtent,
Contre le mur d'un dos que broutent des chevreuils
La tribu voyageuse a préparé son gltc ;
Le loi us gnïonnê suFfil h. leur orgueil.
Ils allufuenl un feu de joncs secs cL de thym
£l la soupe du soir glousse dans leurs marmites.
Puis, goùLanl l'air sucre qu'embaument des sureaux, lia s'asseyent autour de l'ancètrc songeur — Le vent falhlc s'attarde aux arbres incertains, L^onilirc plane, et le ru chante dans les roseaux Un chant capricieux qu*ils reprennent en chœur.
l'eau du ru
« Fuir I glisser en susurrant Par la campagne superbe.
Emporter la feuille et Tlierbc Aux grands fleuves indolents...
LA TniDU
S'en aller vers l'orient.
l'eau du ru
Fuir encor I sous les taillis Où luisent des marécages, Rellcler le noir visage D^^s bûcherons ébahis ,
LB YÀGABOIfD 41