‹ Poésies, 1897-1906Chapitre 74 sur 74 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

Un éê ce* nUu •à Us 4iStM Rangent Btbm.

Par ce matin brumeax qtR rêvait tous Us yeases^ Jt vis aa caar de la Jutait harmonieuse Un grand chêne tombé ; Son cadavre jonchait toute la clairièi e, Sa frondaison s'éparpillait dans les ornières Et la sève coulait de sonfûtfrçLcassé,

Ce fut pour moi comme la chute d'un empire.

Triste^ palpant les plaies de Vécorce meurtrie : t)^ O bel arbre, lui dis- je, un orage en délire Puîsa sur la foret dont f ai fait ma patrie^ MainU baissons Jurent épargnés»

Mais ioî qui dûtninnis tes cimes à la ronde.

Toi. wifli^r*? des haîUers pleins d: rumeurs profondes. Tu jiï* vaincu f sur le sable mouillé.

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< Naguère cncor, par les mils éhllées.

Tu CtriFmais da voile dû Tanlt^ Et pour tes mille bras tendus vers le zénith. On f avait nommé Brlûrêe.^.

a Tu n'es plus que bois mort, bientôt le bûcheron Fera de ta dépouille un monceau de bourrées, Les arbrisseaux, peuple envieux à qui ton front Barrait le chemin vers les astres, Vont célébrer en riant ton désastre.

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« Pourtant, je Caime mieux aboli par la foudre Que sapé sourdement par la lente vieillesse : Chenu, chauve, couvert d'une mousse traîtresse. Tu serais humilié par les vents, tes racines

Pulluleraient d'une ignoble vermine Et, rongé par les vers qui le mettraient en poudre. Ton fut ne serait plus quune vague ruine.

« Père, cette mort qui te prend ta gloire.

Je r admire et je veux en garder la mémoire ; Plutôt qae de sentir le Temps, 'monstre jaloux. Dégrader peu à peu mon âme surannée, Puissé-je, comme toi, succomber d*un seul coup Et sans avoir subi V outrage des années, n

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Ainsi je Liédilais en rcQotdant ce ehéne^ *'j Imoge du destin ou se portent mes uceux / Je comptais îe^: &unaa(s de mon cctur à la gêne Et me disais ^ eraujnant V avenir ténébreux^ Que celai qui meurt jeune est aimè par les dieux.

Car, fleuve noir, courant qui roule dans sts Jîott Tant de Ijres brisées et tant de nobles tétes^ Le siècle est mauvais aux poètes ; ^ L^ Egalité passe sur eux comme im rabot ^ S'ils chantent f Boilom braîf pour que Titania N^icùuie point CCS insensés dont le visage S'éclaire d'an rejlct spkndide des vieux âges Ou les fauves charmés tes suivaient pas à pas,..

Puisque voici venir des jours d'ombre confuse, Puisque les cl<alnes d'ùr sont désormais rompues Qui liaient les humains aux lèvres de la Muse,

Puisque les clameurs de la rue Envahissent son temple au portique souillé ^ Mieux vaut dormir Si.us Vherbe fraîche des grands boU

En attendant le règne de la loi

De raison, d*earjthmie et d'équité Oà des hommes nouveaux aimeront la Beauté,

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