‹ Poésies, 1897-1906Chapitre 9 sur 74 · LE ROSSIGNOL · texte numérisé non relu

LE ROSSIGNOL

« Amour ! le soir charmant me grise Car sur cet arbre s'est posée Ma sÔDur timide, ma promise :

La bicn-aimée.

CA^fAatfs rneMiLna

Toul le printemps rîl dans mes pleurs.

Viens : les rûiniires înclinccs Te berceront contre mon eœur, bîcn*aïm6c I

Yoîcï le nîd, voici b coucïic Où lu dormiras dorlotcc,..

Je frissonne quand je te touche bten^ aimée ! n

La Iribu fait sîIcncCj en ci la se, le ch^ne Criblé do lune semble un (empte aux lampes d'or : IMus haut que les rumeurs coii fuses de la plaine J^ voii du roâsigaol grandît cl monte cneor.

hz nossicsoL

u Paime ! j'ai pris aux sources leurs soupirs Auï grands bois assoupis les rêves de leurs feuilles

J'en ai fait tous mes dusirs Et la (leur d'amour (}u*il faut que tu cueilles^.

Blûltîs-toi dans la mousse, repose, Laîsse-moî le verser l'ivresse de la nuit, Dors — quand l'aube viendra, les mains pleines de roses.

Tu m'accueilleras en noire doux nid* >

LE TAGABOSTD 43

La tribu se recueille allenlive, son âme Flotte au rythme onduleux des ramures charmées, Les hommes, tressaillants parmi Tlierbe foulée, Implorent des baisers aux lèvres de leurs femmes — L'ancêtre sourit dans sa barbe blanche.

Soudain le vent se lève et les arbres chucliotent Sous le souflle elTaré qui tourmente leurs branches. Les peupliers tumciltueux crient et se penchent

Vers les fourres que hante la hulotte Et de vastes sanglots passent dans Tair froidi.

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