‹ Poésies, 1905-1918Chapitre 44 sur 83 · JAMAIS PLUS 1 1 2 J · texte numérisé non relu

JAMAIS PLUS 1 1 2 J

Ou bien si le Néant, mer vaste, morne et grise Où tombent, nous dit-on, sans arrêt, les humains, Comme flocons de neige aux mares des chemins,

Papillon meurtri, t'a reprise, Abolissant pour toi hiers et lendemains?

Ou bien encore... — Ah I Dieu, l'effroyable mystère ! L'horrible mur où l'on meurtrit ses poings en vain Comme dans un cachot des enfants ayant faim... Ne rien savoir et ne rien pouvoir — que se taire, Ou pleurer, ou prier, ou maudire sans fin !

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