POUR LE JOUR DE SA FÊTE
Merci, mon cher poète, à ton fifre charmant ; Harmonieux et tendre, il captivait mon âme ; Les flots n'ont pas noyé tes sons, et l'Océan Ne les a pas couverts d'une oublieuse lame. Comme un parfum de fleurs, comme un aimable encens, Ils sont montés, pieux, vers la céleste voûte. D'illustres morts suivaient tes rêves et tes chants. Béranger te sourit, Chateaubriand t'écoute.
Et moi je viens, l'un des derniers.
Près de ces noms prendre ma place.
Je te couronne de lauriers
Que pour toi m'a remis Horace.