‹ Poésies (volume 2)Chapitre 26 sur 32 · DEVANT UNE GRAVURE · texte numérisé non relu

DEVANT UNE GRAVURE

— Oui, sans amours. . . L’amitié calme Est douce, l’amour fait pitié.

Si j’avais à donner la palme.

J’en ferais don à l’amitié. . .

L’amour est un rêve et les hommes N’ont que d’égoïstes désirs.

— Bon! s’écrie Apollon, nous sommes Arrivés au Pont des Soupirs!

Certes, pour ta philosophie ,

Elle n’est pas bonne, Ninon.

Qui ne veut aimer?

— Qui n’envie D’être aimé? — Moi! —

— Tu railles.

— Non.

— Tu railles, l’on verra dans Pise La tour se redresser avant Qu’on voie une enfant de Venise Sans amoureux et sans suivant.

— Je n’ai jamais aimé, vous dis-je,

Ni n’aimerai.

— Jamais ?

— Jamais,

J’entends d’amour. Suis-je un prodige?

Ou bien un monstre? je ne sais.

— Tu braves l’amour, dit Horace,

Quel armure as-tu sur le cœur ?

— Cette dentelle. . . ma cuirasse A-t-elle des défauts, seigneur ?...

Or, ils étaient dans la gondole Un duc, un comte, un chevalier,

Outre, tenant une viole.

Un enfant, simple bachelier,

Ou mieux un adolescent pâle

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Ayant du penchant pour les vers

* Cette pièce est restée inachevée. Mon père, très probable ment, l’avait oubliée dans ses cartons.

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