STANCES DE CLEMENCE ISAURE
BRL*5Azo,j,>i:nriitil<.-l'au[iaJa, Tornar (atvlj. lo dolsL- joc d'ai El |>er oiidrar fîseles truLailors Aveu df flors la tt-sla Loronnada.
De la Verges humlls rcgîna des angcls, Disen, cBiitnn la pietat amoroso, Quan Jab sospirs amars engoisso dolorosa Vie morir en la erots lo gran Prince dels ccls.
Cilé de mes aïeuT, Toulouse tant cWric, Sois il jamiiis l'orgueil, l'amour de tes enfans ; Qu'ils trouvent dans les mure de leur belle patrie, Le sujet et le prit de leurs nobles
Trouvères, cnressex la Qatteusc espi De laisser api'ès vous un renom immortel :
Le mien s'éteindra »ite ; et le nom de CU Ne sera point connu du jeune Ménestrel.
La rose du malin le soir joncbe la terre ; Avee indilTérence on la voit se flétrir; Et le vent de la nuit, de son aile Ugère, Disperse dans les aii's son dernier
Jbonb oiseau vojugeur, fiLt du vautour des mers, Qui d'une ftile puûuante, au milieu des orages ,
A balayé les flots amers,
Que vieni-tu chercher sur nos plages?...
sur (es rivages
L'éclat d'un soleil éternel,
De fraîches eaux, de beaux ombrages,
El l'abri du rid paternel?...
Mab hélas! sousl'azurd'unciel toujours tranquille, Tu n'as foulé (ju'un sol toujours ensanglante De l'effort douloureux et peut-£lre inutile Que fait pour.s'alTrancbir l'antique Liberté ! Et lu viens sur nos bords, enfant de l'Hellénie, De tes doctes aïcuï réclamer le génie!
Quoi I du legs qu'ils ont fait à la postérité Leur berceau poétique est seul désbérité !
L'Esclavage et le Temps ont banni de l'Attique L'hjrnine de Sunium, les leçons du Portique i Mais aux trésors puisés dans ces divins écrits, Est-ce à loi de prétendre, ô fils de Canaris! Quelles leçons vaudraient l'exemple de ton père? Et de quels tendres soins la douceur étrangère Pcul-<lle s'égaler aux baisers matemcb?...
Servir 1b Liberté, ton Pa^s, tes Autels, Vivri' pour les chérir, mourir pour les défendre, C'est là, surtout, c'cf^t là ce qu'il te faut apprendre, Et pour y parvenir il n'était pas besoin.
Jeune enfant d'un héro.s, de t'etivoyer si loin! Si ta noble patrie, à tes mains intrépides.
Doit confier un jour ses brûlots enflammés,
Cegf nérem secret qui seul le rend vainqui
ilir qi Fu!s version soi natal!... A malheureuse Grèce! Tu souffres, mais tu vis du moins. Ici tout dort De ce sommeil pesant précurseur de la mort.
On diroit que la France en sa morne apathie Avec la jeune ardeur n'a plus de sympatliic : Elle applaudit de loin aux droits que tu défends, Comme une antique aïeule aui jeux de ses cnfans Impassible témoin de ta Itrûlante audaee, Des nobles paçisions elle n perdu la trace j Elle en parle aujourd'hui, mais elle n'y croit plus. La Foi, la Liberté, ces mères des vertus, Qui respirent encore au sein de tes muraille*, Chez elle ne sont plus que des mots éclatans, Des f-tendards levés au milieu des batailles
Pour rallier les cumbattans. Mais parmi ces soldats, ennemis sans colère, Engagés nu hasard dans les deux camps rivaui, Mille eroisent le fer pour gagner leur solaire,
Bien peu mourraient pour I Ceux-là même déjà par degré s'affaiblissent
[désomiaisvouschercherpa] jmba ientjs'immoleraitpi pas leurs eOorU magnanimes ; hélas '. vous seriez les victimes l'accroîtront ■ beautés des fabuleux récits, Qui mouraient du regret de n'ftre point aimées,
languir lentement consumées ; Loin du ce monde ingrat vos pas iront chercher Un désert, un al>ri qui vous puisse cacher; Peut-être quelques vois vous nommeront encore, Mais vous ne serez plus qu'un bruit vague et.
point: nos j.
lurs déshérilés
s'éteindre vo;
* clartfï.
la Qamnie est ravie,
rut lui renJn
; la vie.
, c'est le tien
()u'il attend
u ! Peut-*tre
en te quittant
ÈocL-upuit Ion
,père!
s sa cause il c
■spère :
auront A ce flambeau divi Un souflle gënéreu; Pcut-ôtre, jeune Gi Pour briller de nou Ce penser en secret préi Défiant du succès, dan Le présent est douteui
le germe heureux d'un avenir plus doui 1 Vois d'un arbre lointain la semence féconde, Sur d'aulres bords, malgré la barrière de l'onde. Déposer les trésors dans son sein contenus, El Gon ombre étrangère, et ses fruits inconnus ! N'us-tu point réservé pour un pareil prodige, ;jeton d'une béroïijue tige,
ur nos bords transplanté?
fruits, qu'attend la liberté, , t'éle-
conGa ton enfan
[liront tout le pi
de Canari*
Devenir li; jouet d'un engoùment futile, Ni l'habit étranger de leur nohie pupille, Et sa grâce touchante en bb naïveté, Amuser des salons la vaine oisiveté!
Ah!
' (fUitt
oile d'intérêt e dessein secret!
Leurcœur n'a qii'u n él an, leur b Et jamais leurs discours d'un ' Ne cherchent à couvrir ijuelqi iQ^ Enfant, reste près d'eux. Leur riante jeunesse Egaîra de tes traits la précoce tristesse.
Autour de loi presse, que et peuple cnfa Essaie en se jouant ton langage lointain Ou que des premiers faits inscrits dans ta mémoi Attentif et tremblant il écoute l'histairc, Et s'étonne à ces maux, de son âge ignorés.
Dis-lui les Grecs trahis, tes proches massacrés. Le Pttchn dans tes murs, Psara li Les prêtres, les vieillards, tes enfans et les femmes Jonchant le sol fumant de leurs sanglans débris. Sons le fer des vainqueurs ; et devant Cai Leurs navires chargés d'une livide proie Fujant sur cette mer où s'engloutit leur ji
Sur ces mobiles fronts, dans ces tegatdn pci Se peindra li: i^Qet de les riciU naUti.
e dès ce moment leur jcuDc inIcUigt Epouser ta querelle, adopter la vcngeaDee, Arec elles grandir, et eouronner demaiu Cette œuvre (juVujourd'hui noua implorons Espère, jeune HellèncI à Ion pays nniu Tu verras quelque jour la France rajeunie:
Gjf Se lever loot
nu^dd.'i des mers le Gis de Canari
:m'?yt^f')i
•§f£^M^:^MX-'e.^M9,m^.
BS-tu besoin d'un tnaitre?
Non, non , il t'a suffi de naître.
Scmbliible aux élus du Seigneur, Pour chanter tu vins sur la terre, Sans que ton hjrmne solitaire Ail d'autre but cjue ton bonheur, D'autre témoin que le mystère.
Mais non ; jaloux d'être écoute Tu t'approehes de nos demeures, Et ta timide vanité
dans l'obscurité.
Compagne nocturne des heures.
Là, si nul bruit n'émeut les airs, Le cbantrc de la nuit paisible Trahit sa présence invisible Par de mystérieux concerts.
Qu'alors une jeune indiscrète,
rhanteur, Ebranle autour de sa retraite L'abri d'un rameau prolecteur, Soudain eETarouché, timide, Déployant son aile rapide, 11 fuit; et le suivant des yeui La vierge à sa place arrêtée, Muette, couCuse, atlriatée,
long-temps de ses adieux!...
Verts gpazong où fleurit la blanche marguerite, ï-^ Ombrages qu'au printemps la violette habite,
Vallons, bocage, humble sentier, Dont la mousse reçoit cette pluie argentine, Qui tombe au gré des vents, du front de l'auhi^pin
Ou des rameaui de IVglaiitier;
Prés, dontmesjeuncs pas foulaient l'herbe j BosqucLs d'arbustes verts, où la source eaehée
Mais surtout]':
^ Ces jeunes passagers, Gis chéris de la France,
Qui d'un soin maternel protégeait leur dépari,
Se saluer de loin du geste et du regard;
J'aime ^ les voir tous deux des poétiques rive» VL^^^^^ Livrer aux flots ehangeans leurs barques fugitives, "ÇPÔ^i?^ Et, d'un jaloux dépit l'un etl'autrc vainqueur,
S'encourager de l'œil, de la voix et du cœur.
L'un, pensif et les yeux levés vers les étoiles. Au souffle du Très-Haut abandonnait ses voiles, «anspresipi'^ songer entraîné vers le port, cmLIail dédaigneux des hommes et du sort, haniait cependant, et sa harpe sucrée Qu'ombrageait mullcmcnt la palme consacrée, Exhalait des accords ravissans, inconnus,
Uis que Us coeurs souffrans ont soudain retenus ; Ou, rivale parfois des harpes de Solîme, Le son qu'elle produit, majestueux, sublime, Semble un soupir de l'orgue en nos temples picui.
Poédrfue chanteur, peintre laflodie
ait UDC sccrètf Homme, Chaque note long-temps retentissait dans l'ame; Et tandis qu'attires h des accens si doux, Les cygnes l'entouraient d'un cortège jaloux, Lui, souriait de voir leur troupe curieuse Suivre d'uu ïain effort sa trace hanuonieuse.
L'autre,un pied surla proue elle front couronné, Semble avoir recueilli, possesseur fortuné, La triple Ijrc d'or que d'une main habile Un Grec fiia jadis sur le trépied mobile, Et des modes divers cuchainés sous ses doigt«, A la foule charmée il impose les lois, n chante : à cette voii toutes les voix répondent; 11 formeun noble vœu, tousnosviEuis'y confondent; Il redit ces doni noms : Pairie et Liberté !
Des batteniens du sien nos coeurs ont palpité ! Ces mots font tressaillir sur la rive luiotaine Les échos endormis de Sparte et de Mcssènu ; L'air s'émeut, et le flot par le flot emporté Semble redire au loin ; Patrie et Liberté!
coitpte cher ù la gli
e loDgue mi^inoire Aime i vous voir tous deux, confiant passagers, La tenter h la fois sur vos esquifs légers.
Puissent ce vent propice et cette mer tranquille, A vos voiles £dèk, à vos rames docile.
Ne vous point menacer de Icure jeux inconstaos, Et vous laisser au port surgir en même temps !
Tels furent mes souhaits quand, debout sur lu Je les viss'ploigner, sslisfaite et pensive; Leurs nacelles fuyaient d'un égal mouvement, Et l'onde tour h tour les berçait mollement.
Les chants se répondaient; à li Mon amc était émue, et je prêtai l'oreille Tant que l'air m'apporta le plus léger accord '.. Je n' entendais plus rien ; je ' Mon œil franchit des flots la Mais l'horizoD déjà les cacb^
lobilc étend)
D'un rapide priDlenips la fugitive halei
V raDime en payant et les raonU et la plai
Ud prompt été le suit, et prodigue de feu
Se hâlc de mûrir les tn^sors qu'il ii
Car l'biier meuarant laisse à peine à l'automne.
Le temps de recueillir ses présen.s savourcui.
La nuit demi-voilée y ressemble â 1' Une molle douceur se répand dans les aii Et cette heure rapide où le soleil repose, Glisse avec le murmure et les parfums de Des bouleaui
Hàtec-1
1 de guùler d'éphémères délie L'hiver i[ui tous poursuit de ses tristes p D'un givre étincelanla blanchi ces climats:
Bientôt l'onde s'arrête à a» voii redouUble , Et sur les champs muets que Sun empire arrahle D'une haleine puissante il souffle le» frimnts.
MaUai
latab plaLvirs lui seul offre
climoU du Midi, terres du ciel aimées!
Que sont au Ris du Nord vos brises embaumées? ■ Les jasmins de Grenade cl leurs parfums si doux ^^ Ne pourraient l'nrraeher A sa mélancolie ;
) Sous vos rameaux en (leurs, citronniers d'Italii;, Il r^ve un sol de glace et des c
Le jour fuil, la nuit tombe, et se« ombres glacées ffl^tfi^^\ Ajoutent leur trislcase i mes tristes pensées! W*^V'^~1
Pour moi, tout est besoin, souffrance, isolement ; Mon feus'éteint, mon corps languit sans nlîment; J'ai froid, j'ai faim. Pourtant du fond de mon asile ^^\0?fS J'entends le bruil joTCui des plaisirs de la ville. ^^^^"^k^
Dans CCS jours de Mie et de brillons loi Qui pourrait refuser à mes humbles désir»!
Qu'au fand de c«
La misère cl U faim de leurs p&\e» visages Sur vos fronta consterna épouvantent les ris! Puissentsur vousenGn, peser de tout leur prix. Ces colliers, ces baodeaux, ces coûteuses parure Dont le luse odieux insulte k mes tortures! — Allez, soyez maudits!. ..Je m'égare.... grand Dii Qu'ai-je fait?... qu'aî-je dit, hélas! ctdsns(]u< Cet amer désespoir, ces criminelles plaintes, D'nn temple rÉvérésouillaicnt les marches:
J'essaie h me soumettre et je l'essaie En vain un froid morlelse glisse dans Cette félicilé, qui se cache à ma vue.
Je ne veui point mourir sans l'avoir cotre vue! Pardonnei-moi, Seigneur! Je suis faible; ma S'élève encorvers vous une dernière fois; Parlez, Dieu tout-puissant ! de ces biens de la Me rendrcz-vous ailleurs la part qui m'est Ce bonheur fugitif, que j'espérai long-temps. Je ne l'ai point goûté, Seigneur, et je l'attends !
Lii, dans le gouiFrc ému d'un formidable bruit, il s' engloutit couvert d'une étemelle nuit, Laissant à pi^inc nTceil qui le poursuit dans l'ambro ^ Mesurer la hauteur de sa coloDnc sombre ; Et plus loin, la cascade aui caprices des vents, AuK rayons du soleil, livrant ses plis mouvans, Comme un voile ai^cnté se di^ptoie avec gnke ; Un millier d'arcs-en-cielse joue â sa surface; Et l'onde, aux feux du jour Icinçant des feux pareils, Scintille, divisée en globules vermeils ; Mais en touchant le 1ml de sa chute rapide, Ce n'est plus qu'un brouillard, dont l'épaisseur
humide Présente au» yeux trompés par la blanche vapeur Ces spectres, vains enfans de l'ombre et de la peur. Le voyageur, qu'émeut ce spectacle snbliine, Demande-t-il au fleuve entraîné vers l'abime. Alors qu'il le contemple immobile et surpris, S'il roule dans ses flots quelques fangeux débris? Non, il suit dans son cours l'imposant phénomène ; De beautés en beautés son regard se promène, mCme opposer à ses flots éternels
Les flots purs et féconds des fleuves paternels, D'uDe pompe inconnue à son natal rivage il admire long-temps ta majesté sauvage !
Telle, sous mille aspects fidèles et divers, Reflétant les tableaux d'un magique i Telle du barde anglais m' apparut l'hai Alors c]ue par degrés j'entrevis son génie
ihum Il a laissés, vivans, s'échapper de i 11 semble que nos jeux aient ci Tant la mémoire est prompte k garder leur image ! A SDH gré, ces récits, vainc ombre du passé.
S'animent ; et semblable, en son vol cadencé, Au coursier merveilleux dont l'aile vagabonde Emportait d'un seul bond Astolphe au bout du
nde, Dans son élan sublime il échappe aux regards, Et de l'antique Rome il touche les remparts.
Tremble, César ! La nuit en prodiges féconde n faveur semble ébranler
196 ■€ Elle n'ébranle point ces cceurs audacieux Qui cherchent en eus seub la 'Volonté des Dieus. Dan.i cette nuil terrible, à mes jeux se présente Du second des llrutus la Bgure impusaote. Bnitus '. atae de Rome, honneur de tes aieui, Qoel dessein redoutable est écrit dans tes yeui? Est-ce pour échapper à des penscrs funèbres Que tes pas agités errent dans les ténèbres?
;fç- Fuis-lu de ton p»j% l'impérieuse voii?
Ou, tout près d'accomplir ses rigoureuses lois, Aux rencards pénétrans d'uue épouse Sdèle Cmins-tu de te trahir?... Ecoutons!... il appelle.
EsrlaT«! Lucîos!... Il dort profondément!
Kh bien, de celte paii goûte l'enchantement!
Je ne troublerai point, qoelqu'enDOÎ qui ne prcsH De Ion jenne sommeil la salutaire iTmse :
?ïcu rércs iatjnîets, no« projets soncieni S'écartent point encor s«s dooceats de le» veai. Et de (antAmcs Tains loa svia n'est point l'asik : Aws) U lie est calme et ton rrfoi facile;
Seignvui
BiuToa.
Porcia , ve
A l'air
froid du
matin, pari
abrumeépt
Voire
seie doil
-il exposer »
1 faiblesse?
Rentre!,...
Brutus
isla.
Vous liv
is, de
i, que je 1 relâche au chagrin qui vous suit ; lon lit il vous chasse la nuit; ■s contraint d'abandonner la table
Atouteheure,entoutlicn,sftnscesseilvousaceable
De vos sombres pensers
Soudain voua imposcK i
Et d'un geste irrité m'ordonnez le silence.
Je me tais ; cependant ma triste vigilance,
Hpiant vos secrets dans vos jeux ohscurci
Sans les interroger partage vos
C'est en vain que le jour ou commence ou s'achève
A votre sombre humeur je ne voispoint de trêve;
i j'interromps le cours, n frein à mes discours,
is desseins :
Pourquoi donc vos aecrctâ ne sont-ils pas les m Voire prudence est-elle ù eu point alarmée?... Jcsuisfcmineil est vrai, mais celte feinroeaim^c Que le noble Brutus honora de i Je suis femme il est vrai, mais Glle de Caton l M'osez-vous soupçonner d'un courage vulgaire. Femme d'un tel ^poui et Glle d'un tel père?
Un fer tranchant qu'ici j'enfonçai de mes mains Rst giarant de ma Force à garder t Si j'ai, sans le trahir par un lâche :
Caché, dix jours entiers, ce fer dans ma blessure, Doutcrcz-vous encor, Brutus, me croircz-rous Indigne de porter les secrets d'un ^poux ?...
BHtITtlS.
Vous?.,.. Dicut qui l'en tendez, rendez-moi digii
d'elle:
Oui, noble Poreia, bienlùt Ion sein Gdèlc De ces tristes secreLs va partager le poids j Apprendsdonc.Maisquelesleebruitca nf us d e voi
^ Soi Hg On vient, accorde- moi quelques Rentre, Uisiiurus tout!...
Ce secret qu'elle Sera trop (ût connu. Voyei cei Le fer libérateur étincelle en li Dijii du coup mortel la victime frappée A Laigné de son sang le marbre de Pompée; Bientôt de cette mort la sinistre rumeur Soulève au sein de Rome une longue clameur, Un trouble sans objet y fermente ; la foule Murmure, puis se tait, s'assemble, puis s'écoule, Elle implore la voii qui la doit réunir Pour apprendre s'il faut approuver ou punir.
Tel l'incendie attcud, dans sa naissante rage. Que l'onde ou que le vent l'éteigne ou le propage. Bravez, fiera conjurés, ces dots tumultueux ; Le poignard à la main, paraissez devant eux ; De ce peuple indécis ne craignez point d'outrage,
Vos discours, par degrés, vont dissiper l'orage . Parlagcz entre vous ces groupes dispersés :
Autour de Cassiua ([ut'iques-uns sont Pour etitendi'e Brutus, loul le reste s'élance, Il monte ii la tribune, il esl monté ; silence !
^ Et j'apporte sans pei
-il y
.pi
de ma gl
leden
•est plus,
encore
S'il reste un ami tendre à Césn
Il n'est aucun de vous ipii pli
Mais si j'aimais César, j'aimais n
Il m'a fallu choisir, car lel éUit
Avec César, esclave, ou libre, p
Je l'ai dit cependant, César fut un grand hi
Il élait mon ami, mais le lyran de R.
J'ai dû desesbauts faits louer le conquérant;
Je regrette l'ami, j'ai frappé le tyran !
S'il est un coeur servile et fait pour l'esclavag*
Lui seul a droit ici de blâmer ce langage ; Qu'il m'accuse, il le pmi, lui seul est offensé. Du nombre des Romains, s'il veut être effacé, Qu'il sorte de vos rangs, qu'il se montre et s'écrie : Que seul il proférait un homme k la patrie !
J'attends une réponse...
J'ui donc fait mon devoir; tel est l'a Mais accuser César n'est point ici mon râle ; Les motifs de sa mort, inscrits au Capitole, Sans nier sa grandeur, sans aggraver ses torts, Vous instruiront, amis, du but de nos efforts. Mais voici sn dépouille, Antoine U devance ; A la léic du deuil, Antoine qai s'avance, Rccueillem pourtant les fruits de ce trépas ; Que dis-je, et qui de vous n'en recueillera pas . Un seul mot et j'ai dit : si quel<iue jour un bomi Jugeait ma propre mort utile au bien de Roi Sur moi qu'à l'instant même il lève ce poignard, F.t qu'il me tue, ainsi que j'ai tué César.
frynt sa tyn situ t'e.i flatté Qu'ils entendraient encorle nom de liberté, Tu t'abusais i ce dou inutile et sublime T'a contjuis leur faveur et non pas leur estime : Ainsi, désenchanté, .sans en être compris, Domine rjuclcjuc temps ces mobiles esprits ; Mais tournant contre toi l'arme de la pitrolc, Antoine va régner; et ce peuple l'rivule.
Accueillant de César le souvenir banni.
Te maudira peut-être autant qu'il l'a béni.
Malheur à toi ! doué de ce souffle éphémère Qui soulève ù son g-ré la vague populaire.
Tu crois la gouverner i niabpliitiit que d'asseoir Sur sa base flottante un durable pouvoir, Tu graveras sur l'onde ou le sable mobile De les penscrs profonds l'empreinte indélébile, Sans que !e flot l'enlraine en ses sillons n Ou (juc le sable fuie au caprice des vents.
Mais la seéne a change; c'est cncor l'Italie. Sous la trace des ans énervée, amollie,
Mais soudain l'éclair brille ; ;
Une pluie orageuse inonde la brujère ;
Léar, n leur fureur, livre ses traits flétris,
Et de ses blancs cheveux jette aux vents les débris :
Vieillard infortuné, faible roi, pauvre père,
Qui ne sait tes malheurs, qui n'a plaint ta misère!
dédaigneux de» injures du ciel, Que le trait enfoncé dans ton cœur paternel : De tes enfans ingrats le nom est sur ta bouche ; Ton Fou, le seul ami <juc ta fortune touche.
Jouet accoutumé de la prospérité, Eu vain à tes malheurs consocre sa galté.
SouQIez, vents orageux; mugis, sombre tempête; Cataracte de» cieux, que rien ne vous arrfte 1 Fleuves, sources, torrens, débordez h la fois, Inondez nos cités, engloutissez nos toits 1 Etvous,fcuxsuirureux, plus prompts que la penséi Frappez ces cheveux blancs, cette t^te glacée,
» Îi4 ^
La nature de rhommc en celte nuit d'Iiorreur Succombe à la souffrance on cède à la terreur.
Eh ! que m'importe, à moi, ce tonnerre qui gronde,
Ce vent âpre el glacé, celte eau qui nous inonde!
De leurs coups redoublés iU m'accablent
Je ne sens que l'orage enfermé di
Dans une telle nuit !. ., Cruelle Gonërille
Malgré le froid, la pluie!... Régane '. d
Ënfans pervers!... Cbasserce pé
Votre vieux père ! lui qui vous a tout donné I.
Paix, ma tête s'égare. El toi, bruyant orage,
Poursuis, je ne crains rien de Ion aveugle ragt
Les Dieuï te sauront bien montrer leurs
Et chercher dans l'oubli les forfaits endormi
Cache-toi, main sanglante jet vous, lèvres parji
Tremblez! Crime impuni, lave bien tes souillures
Scélérat, qui suivant de ténébrei
As dressé sous des fleurs tes piégi
Brise-toi de terreur ! Vous, inceste, adultère,
Couvre! vos traits hideux des voiles du mjstci
Fujez, dérobez-vous au courroux éternel.
f^^^ Ou, forcés de répondre d ce terrible appel, Essajez de néchir sa justice implacable!...
Mais, moi, je suis victime, hélas ! et n
sE.vr.
Une cabane est lu, SeiçDcur I Son toil léger Vous prêtera du moins un abri passager.
Moi, d'un logis voisin repoussé tout à rbcurc Je vais tenter encor cette avare demeure.
Oui, ma ruisou revient, je vous coupais..- c'est toi, Mon pauvre Fou! j'ai froid, as-tu froid comme moi 7 Mim corps s'est épuisé dans celte horrible lutte. Allons, conduisez-nous; où donc est cette butte? MontrcK-moi celte paille, ami, ce pauvre seuil Qu'auroitsans doute hier dédaigné mon orgueil, Tant la nécessité sous sa verge nous plie!
Pauvre Fou ! ne crois pas que ton mallre t'oublie ; Viens, ce coeur insensible ù des malheurs i ^^ Sait plaindre encor ta peine et souffrir de les i
isle
vrai sage De loin prévoit l'orage.
Ou, paisible et content, Le reçoit en chantant;
is plainte importune Sun lit cumine il l'obtient.
Comme il peut la fortune, Et le temps comme il vient.
mon enfant ; marehons, car ma
Si quelqi S'enrhume cette nuit, elle l'a mérité...
Un moment ! je me sens en humeur de prédi Du proplièlc Merlin c'est l'esprit qui ni'inspi Qnand les prêtres étaleront Moins de savoir (juc de paroles; Quand les brasseurs n 'échangeront Que de l'eau contre nos pistolcs; Quand les nobles dirigeront L'ait du tailleur qui les habille ; Quand les arrêts contenteront
L'intérât de cbaquv ramiltc Quand les langi
Que pour cuodamncr le scandale; Quand les filous ne voleront Que pour l'honneur de b murulei Quand les usuriers gagneront Tout l'argent qu'ils destineront A de pieuses entreprises; Quand les courtisanes iront A confosse, et n'édiflront Que des couvens et des églûes, On
Grande au royaume d'Albion ; £t pour mieux en désigner l'i^ge, Ces faits merveillcus adviendront Au temps où, pour suivre l'usage, Les gens sur deux pied* marcheront
bientôt «lisissant la baguette magique poète inspiré mêle un chant fantastique
s mâles concerU.
e nuit d'Été, SOI la plaii I songe riant le peuple de féerie
Le laboureur dans son asile,
Oublieux du temps qui s'enfuit,
Dort, heureux <|u'un sumiueil tranquille
L'empéchc de compter minuit;
C'est l'beure où le feu sous la cendre
Brille et se ranime soudain ;
L'esprit follet, l'adroit Robin,
Sur le foyer vient de dtrsctndre.
La lune est voilée à demi ;
Le loup hurle dans les ténèbres :
Des vîeui cimetières ami.
Le hibou sur leurs mure funèbres
Gémit; n peine dans les airs
Glissent ses notes fugitives,
Les ombres s'échappent plaintives
des tombeaux entr'ouverts ;
r la frrève des mers,
Dans les clairières du boia sombre,
Près des joncs qui bordent sans nombre
La rive des étangs déserts,
Le peuple ac/rien des fées,
Mystérieuses coryphées
Des chants magiques de la ourt.
S'éveille et s'assemble sans bruit;
Leur danse, inconnue aux prufanes,
Dans SCS rapides mouvemens
Fait bienlill en plis diaphanes
Flotiei' leurs légers vèlemens.
Le pâtre égaré dans la plaine,
Dont l'œil fasciné se promène
Sur ces brillantes visions,
Croit que des nuila la pfilc reine
A laissé tomber sur l'arène
D'humides et trerablans rayons ;
Et si quelque note lointaine
De leurs mystérieux concerts
oreille incertaine Écoute ; elle entend seulement
Oh! de ces verts gazons f paisf
Incline! aur mon fronl ces touffes d'hjacinlhe
Aui calices d'à Que je puis.se trouver sur ma couche de n De sunves parfums, une ombre fraîche el douce, il calme el pur!
d'or, tandis ([ue je repose Que l'insecte, caché dans le bouton de rose
Expire sous vos coups ; Dfpouillcï de la nuit les peuplades fidèles,
1S£Û^^^ Que l'une de vos sœurs sur moi veille dans l'ombre Mais avant, toutefois, d'uUer duns la nuit sombre
n-^fA "■'"'■" -'■
»'ljr'Y^^^ Chantci"., qu'un air de fOe à mon gré se prolonge, Et ce tharme puissant fera dcsceudrc w Sur mes yeui endormisl
Bcrcei, bercei la jeune souvi^rainc, Doui bruits des vents, du feuillage, des Doux rossignols, bercez, bercez la Rein Bercez la Reine et eharmei son repos.
Je veille ici, l'uyei, impurs reptiles, Souples lézards, vous insectes agites
Cuirassés d'or !
K'agilc plus, foUtrc sauterelle,
L'herbe nouvelle; Faible grillon, tais-toi, la Heine dor
Mais semblable en sa fuite ou nuage qui pa&ae. Le songe disparaît, la vision s'efface, Et du monde idéal l'éclat évai Fascine encor long-temps mon regard ébloui.
La raison cependant, docile û ces prestiges, D'un merveilleux génie admire les prodiges :
Ainsi de ses secrets le puissant enchanteur, A mes yeux étonnés déployait la bautcur.
1 pied tremblant sur sa trace immortelle.
J'essayai de te suivre eu sa route nouvelle.
Qni moi, moi l'envier, la thercher ou l'attendre? Moi d'un immense écbo Oatter ma faihie voli ? '^Ë^^^
Non,jen'vpr^'leiiibipoint,maisjecroi3la comprendre, J^diC^x Et je m'applaudis de mon choiï 1 WOiv^'^^
Porter dans tes travaux la flamme au ctel raviej ^^^JJJ^
Nouveau fils de Japet douer de traib divins ^^^^*^^'i^
Une muette argile, et d'un souffle de vie
Animer l'Œuvre de ses mains }
Mais moi, qui bégajunt sa langui!
I atlcndia, sans ar Qu'uD mot, pour révi^ler cette intime pensée Qui muurmit peut-être en mou sein ;
M,,f,,ui,..„, Mesurai ses a
l'asservir aux larmes qu'elle coule, arda h mes pas noachahins,
EtquiuVre
eu
eilli sur ma paisible route
Que des