LA JEUNE MERE
Puis avec eux, feiate sérénité,
Dont ma pitié rassurait leur tendresse,
Aux jours éteints de ma courte jeunesse
Je puis du moins donner en liberté
Ces pleurs furtîts c[ue répand ma faiblesse.
En paix du moins je contemple ces lieux ^ Où se jouaient mes riant«s années,' Et dont l'aspect, doux encore à mes jeux.
Me promettait tant d'heures fortunées.
Oui, c'en est fait; de son souffle mortel Le dernier jour, glace mon front livide ; J'entends le bruit de son aile rapide.
Elle m'apporte un sommeil éternel.
Vous pleurerez, tous dont j'étais chérie ; Mais, en fusant, le temps consolateur Ne laissera dans votre ame attendrie Qu'un souvenir qui n'est pas sans douceur.
Oui , de nos pleurs l'âge tarit la source ; Les maux passés sont des rêves confus; Les ans jaloux entraînent dans leur course Les derniers voeux de ceux qui ne sont plus.
,...,C<,<,glc