MOURANTE
Et toi, ma fille, à mon amour ai cbère, Tu connaîtras de précoces douleun :
Quand Tftinement tu cherchera) ta mère, Quelle autre main unra lécher tés pleur*?
Ciel ! qn'ai-je dit? Moi, de loi séparée !
Au doux aspect de tes traits io^nus, An son naïf de ta voix adorée, Hes sens glacés cesseraient d'être émus 1 Je ne pourrais, à l'âf^e où se déploie De U raison la première clarté, Voira la ibis, palpitante de joie.
Naître ta grdce et fleurir ta beatrté I , Et des plaisin quand l'amopce traîtresse Viendra^offrir à ton conr sans détour, Je ne pourrai diriger ta jeunesse, Et l'entourer d'un inquiet amour!...
désespoir ! 6 crainte déchirante ! - , .
De quels tounnens vous aggravez mon sort !
Ponr toi, ma fille, alarmée et tremblante, Pui»-je avec calme envisager la mort?
Foi consolante! Espérance sacrée!
So^ez l'appui de mon amé égarée;
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10 LA JEUIŒ HERE
Dans ses terreurs venez la soutenir, Et révélez cet .obscur avenir!...
Dieu', quelle paix subite^ inattendue, A mes accens des cieux est descendue!
N'entends-je pas retentir dans les airs Les premiers sons des câestes concerts?
Transports sacrés de la gloire immortelle, De mon eolant ne me sépar» pas; Des lieux divins je puis veiller, sur elle, La suivre encore, et guider tous »es pas !
Oui, Dieu puissant, je le crois, je l'espère. Je deviendrai son ange protecteur; Ah ! cet espoir dans le cœur d'une mère, Peut ajouter à l'éternel bonheur.
Je ne crains plus votre pile lumière, Entourez-moi, mystérieux flambeaux ; Sombres apprfits, précurseurs des tombeaux.
Venez veiller k ma couche dernière.
Ministres saints, humbles consolateurs, Prêtez l'oreille i ma voix presque éteinte ;
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MOURANTE. ii
Que votre bonche efface mes erreurs, Et de mon front approclieE l'huile stûnte.
Mort, prends ta proie; et tous, h^miies pieui, Accompagnez mon ame dans les cieux.
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